# Solidaire
Architecture

La rénovation du Ryokan centenaire "Ginzan Onsen Fujiya" par Kengo Kuma est d'un raffinement absolu

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.

Partagez

Obanazawa compte parmi les trois villes les plus enneigées du Japon. Célèbre pour ses délicieux mets à base de bœuf Wagyu et ses merveilleux paysages naturels, elle est aussi une halte apaisante pour profiter de stations thermales et d’auberges traditionnelles parmi les plus anciennes du pays.

Dans le « village » de Ginzan Onsen, quatorze ryokan bordent la rivière, créant un paysage pittoresque, permettent aux touristes de profiter, dans une atmosphère relaxante et romantique, des sources naturelles et de la puissante cascade de Shirogane jaillissant des montagnes surplombant le village. Parmi tous ces hôtels de charmes qui n’ont que peu connu de changements depuis leurs créations se dresse le Ginzan Onsen Fujiya. Il est le seul élément moderne de ce petit coin de paradis.

Artisanat ancien et moderne s'entremêlent

Alliant des éléments modernes et traditionnels, incorporant notamment du bois brut et du verre, il se distingue de son environnement tout en conservant un pied dans le passé.

La façade conserve sa structure originelle faites de bois.

Le bois de la construction d'origine, celui utilisé lors de l’édification de l’hôtel, a été réutilisé dans la mesure du possible.

Entièrement entouré par un délicat treillis de bambou, l'atrium a été conçu comme un espace de transition entre l’hôtel et le monde extérieur. La lumière est filtrée afin de maintenir les occupants de ce lieu de calme dans une harmonieuse atmosphère.

L'atrium de l'auberge est entouré d'un délicat paravent en bambou créé par un artisan qualifié de kanazawa.

L'écran comprend un total de 1,2 million de lames de bambou, d'une largeur de 4 mm chacun.

Une entrée coulissante en verre apporte une touche de modernité.

Derrière le paravent en bambou, se trouve une surface de vitrail vert pâle presque transparente, insérée dans l'ouverture qui fait face à l'espace extérieur, filtrant la lumière naturelle et le regard des curieux.

La paroi vitrée a été développé en étroite collaboration avec un artisan japonais spécialisé dans la restauration de vitraux de la cathédrale de Chartres, et un verrier français, qui a fabriqué ce verre soufflé à la bouche.

Utilisé pour la première fois au Moyen Âge, le verre soufflé à la bouche mesure 5 mm d'épaisseur. Avec le treillis de bambou, il crée une atmosphère sereine qui améliore la sensation de relaxation.

Kengo Kuma a préféré l’utilisation de matériaux naturels et locaux. Il a effacé de cette modernisation les matériaux grossiers comme le béton employés lors de la précédente rénovation faite en 1913.

Tous les espaces privatifs et ceux dédiées aux bains sont délimités par des lames de bois. Elles laissent passer la lumière extérieure, mais préserve l'intimité des résidents.

Plus d’informations sur le site internet du Ginzan Onsen Fujiya.

Suggestion de la rédaction
# Affiliation
Populaires

Suivez-nous