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La sériciculture, le hobby traditionnel des impératrices japonaises

Lorsque l'on est empereur ou impératrice du Japon, il faut s'attendre à assister à de longues cérémonies, et parfois prendre part à des activités atypiques.

Dans la longue tradition impériale japonaise, il en est une qui est réservée à l'épouse de l'empereur depuis la fin du 19e siècle, l'élevage du ver à soie, ou sériciculture.

Ce 10 juillet, l'impératrice Masako a marqué la fin de la culture annuelle de la soie. Une première pour elle depuis l'ascension au trône de son mari.

Dans le Momijiyama Imperial Cocoonery, au sein même du Palais impérial à Tokyo, l'impératrice a nourri des vers à soie avec des feuilles de mûrier déchiquetées et collecté quelque 30 kilogrammes de cocons.

Seuls des vers de la race Koishimaru, indigènes au Japon avaient été préparés. L'impératrice précédente, Michiko, avait élevé trois races de vers à soie et collecté quelque 160 kg de cocons en 2017. La soie extraite du Koishimaru avait notamment été utilisée pour restaurer d'anciens trésors du Shoso-in dans la préfecture de Nara.

La tradition de la sériciculture impériale remonte à 1871, lorsque l'impératrice Shoken, épouse de l'empereur Meiji a commencé la culture de la soie pour promouvoir ce qui était reconnu comme une industrie importante à l'époque.

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