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Le Japon va commencer à dépister le COVID-19 avec la salive

Le Japon a approuvé mardi un test de coronavirus utilisant la salive, beaucoup plus sûr et facile par rapport à la méthode actuellement dominante qui recueille le mucus de la partie arrière du nez.

On s'attend à ce que cette nouvelle méthode présente moins de risque d'infection pour le personnel médical. En effet, la méthode actuelle qui utilise un coton-tige pour recueillir le mucus du nez a pour fâcheuse habitude de provoquer chez les patients des éternuements ou de la toux.

Aujourd'hui encore, le personnel médical collectant l'échantillon sujet à une infection potentielle doivent porter des lunettes et une blouse. Cela est devenu un point d'achoppement dans l'élargissement de l'échelle du test PCR. En effet, le Japon a été largement critiqué pour ne pas effectuer suffisamment de tests viraux par rapport à d'autres pays, ce qui pourrait en partie expliqué des statistiques étonnamment basses.

"Le fardeau pour les patients et les institutions de prélèvement d'échantillons qui doivent protéger le personnel contre les infections sera considérablement allégé", a déclaré le ministre de la Santé Katsunobu Kato lors d'une conférence de presse.

Le test sera disponible dans les services de consultations externes des hôpitaux désignés et des centres de test PCR. Il sera également utilisé pour les patients présentant des symptômes de coronavirus et le personnel des établissements médicaux pour éviter les infections à l'hôpital.

La communauté scientifique craint que la quantité de virus ne soit plus petite dans la salive que dans le mucus du nez, ce qui entraîne une moindre précision des résultats de ses tests. Mais une recherche sur des échantillons de 88 patients atteints de coronavirus a révélé que les résultats étaient presque identiques entre les deux méthodes pour ceux dans les neuf jours suivant l'apparition des symptômes.

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