Le Japonais est la 5ème langue la plus difficile du monde

vendredi 6 février 2015 / Natsumi Ito

Certaines langues demandent plus d'une année d'étude pour en connaître les rudiments alors que d'autres ne prennent que quelques semaines. Mais laquelle est la plus difficile de toutes ? Un classement réalisé par l'UNESCO propose le top 10 des langues les plus difficiles dans le monde.

10: Le français
Langue d'origine latine, elle n'est guère difficile à apprendre pour les personnes qui sont issus d'un pays qui pratique une langue de la même famille comme l'italien, le portugais et l'espagnol. Il en va tout autrement pour les autres où la prononciation très stricte et les règles d'orthographe parfois obscures laissent souvent perplexes.

9: Le danois
Avec son système phonique insolite, la langue parlée n'a rien ou très peu à voir avec l'écrit. Ce qui complique grandement son apprentissage.

8: Le norvégien
Le norvégien oral n'a que peu de "normes" officielles et laisse encore une large place au dialecte local.

7: L'allemand
C'est une langue flexionnelle (où tous les mots ne sont pas invariables) comportant des conjugaisons et des déclinaisons, mais aussi pas moins de trois genres grammaticaux (masculin, féminin et neutre). Beaucoup de mots ont par ailleurs une même racine, sans parler de l'usage régulier de dialecte.

6: Le finnois
Cette langue nordique a une grammaire extrêmement complexe qui possède 15 cas. Le finnois emploie souvent des suffixes là où d'autres langues emploient plus volontiers des pronoms et des prépositions . Ce qui fait que l'on peut parler d'une langue "agglutinante". La langue finnoise va aussi modifier les verbes, noms, pronoms, adjectifs et chiffres en fonction de leur rôle dans la phrase.

5: Le japonais
Influencée par le chinois, cette langue emprunte aussi un certain nombre de mots à l'anglais depuis la Seconde Guerre mondiale. La grosse difficulté de la langue vient de la différence entre la langue écrite et celle parlée. Mais aussi d'une grammaire qui sert à exprimer un vaste panel de politesse et de formalités linguistiques. Sans oublier les innombrables caractères chinois à mémoriser.

4: L'islandais
Un vocabulaire archaïque et une grammaire complexe le rendent très difficile à maîtriser. La principale difficulté de l'islandais réside dans le fait que certaines voyelles sont affectées par leur entourage lors des déclinaisons et des conjugaisons. Mais aussi qu'un même mot peut prendre jusqu'à 70 "formes" différentes.

3: L'arabe
Un alphabet unique de 28 lettres, une lecture de droite à gauche, peu de voyelles, la langue arabe est très difficile à appréhender. Une construction complexe des mots en partant d'une racine de base complique son apprentissage. De même que les lettres gutturales seront les premiers obstacles de la langue arabe pour les Anglais et les Français.

2: Le grec
Une langue qui est surtout difficile à cause de ses règles d'accentuation complexes. Une accentuation pourtant très importante, car elle entraîne de nombreuses inflexions qui peuvent changer le sens du mot.

1: Le mandarin
Une forme écrite qui ne donne aucun indice sur la prononciation et un système de tons qui peut donner un tout autre sens au mot rendent cette langue particulièrement ardue.

Quelle est selon vous la plus grande difficulté d'apprentissage du Japonais ?

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  1. Autant je comprends qu'on puisse classer la complexité d'une langue, autant je pense pas que dans l'apprentissage ce soit aussi déterminant que ça.
    Tout le monde a la capacité d'apprendre une langue à partir de rien quelle que soit sa complexité, ce qui différera après c'est le degré de maitrise de ladite langue.
    Par contre lorsque l'on parle d'apprendre une langue une fois à l'âge adulte à partir d'une autre langue ça devient de toute façon tout de suite plus compliqué... Certes ce sera plus facile d'apprendre une langue "cousine" parce que l'on sera probablement plus habitué aux bases grammaticales et beaucoup de mots auront les même racines; mais je pense que l'effort pour "maitriser" une langue (j'entends par là pouvoir tenir une conversation avec un natif de la langue) est le même peu importe la langue. Il faut à un moment donné se retrouver de manière régulière dans une situation ou l'on est obligé d'utiliser la langue, de la lire et d'essayer de la comprendre. Je pense donc que le plus déterminant sera tout bêtement la capacité à chacun d'apprendre une langue plus ou moins rapidement, de manière plus ou moins efficace...

    À ce sujet, livescience.com a fait un article très intéressant sur une recherche visant à comprendre un peu mieux l'apprentissage des langues à l'âge adulte. http://www.livescience.com/46938-why-adults-struggle-with-new-languages.html

    Sinon pour répondre à la question, la plus grande difficulté d'apprentissage du japonais est je pense assez évidemment les kanjis.
    Les kanas sont pour leur part assez rapidement appris (bien qu'ils requierent du temps avant de bien les maitriser), les kanjis demandent quant à eux beaucoup plus de temps passer à réviser... même si sur la durée l'apprentissage des kanjis est très satisfaisant et aide à comprendre beaucoup de subtilités sur la langue japonaise. :smile3

  2. Bonjour, je suis étudiant en Japonais actuellement au Japon (niveau auto-estimé N5-N4). Pour moi, ce sont clairement les Kanji, mais un point en particulier, rien ne dit leur prononciation de manière sûre ce qui rend très difficile le fait de s'exprimer par oral. Par exemple, après trois jours au Japon, on sait que 出口 signifie "sortie"; mais il reste impossible de demander ou est la sortie sans avoir vérifié la lecture dans un guide/dictionnaire: "déguchi".
    Par exemple, en allemand, on saura de manière sûre que "Ausgang" se lit "Ausgang" puisque tout se prononce toujours de la même manière en allemand. Langue qui ne me semble pas si dure que ça car il y a juste quelques points de grammaire à ériger au rang de réflexe, comme les trois cas (quatre pour un vrai bon niveau), la structure de base restant celle des langues d'Europe de l'ouest.

    Les Kanji sont par contre redoutables pour saisir rapidement le sens ou l'idée du texte 出 renvoie tout de suite au concept de sortie.

    Un autre point relativement abscons: compter! Chiffres Chinois et Japonais, auxiliaires de comptage différents selon la nature des objets comptés, jamais une action de base d'un langage ne m'a semblé aussi difficile.

    Je suis par contre étonné de l'absence du Russe.

    • L'absence du russe est étonnante en effet.
      Concernant les kanjis, il faut se dire que c'est surtout une question de temps, et que la meilleure façon de les retenir et de les regarder tous les jours. Le Japonais est une langue pas si difficile, mais qui demande du temps. Quant à la manière de compter, c'est la même chose. En étant au Japon, vous devriez pouvoir progresser rapidement. :smi

    • Effectivement, si je compare à mon niveau d'octobre, la distance parcourue est impressionnante. Toutefois, on me félicite encore quand je parle japonais. Il reste du boulot!
      Après réflexion, c'est probablement dû au fait que la langue représentant la mentalité de son peuple, certains points sont sur-développés tandis que d'autres sont comme atrophiés. La mentalité Japonaise semblant parfois absconse, une langue limpide et simple au premier coup d'œil aurait détonné, non?
      Au contraire de l'anglais américain simple d'accès et facilement intégrable prêt à conquérir le monde.

      Le système de comptage est effectivement super précis une fois maîtrisé et les kanji vont généralement droit au concept. Le Japonais est une langue très riche et c'est ce qui pose problème car plusieurs expressions différentes donneront un résultat identique en français (qui s'appuiera sur le contexte pour préciser au besoin).
      Pour ça, lire beaucoup (ma voisine de bureau m'a décrit dans un devoir comme "ayant toujours un livre dans les mains"), chercher des infos et demander. Les employées du Yodobashi se souviendront peut-être du gaijin qui a cherché dans son "Kanji & Kana" pendant 5' pour découvrir que "炊飯器" sur l'étiquette d'un autocuiseur à riz signifiait "Autocuiseur à riz".

      PS (Vu que j'ai eu droit à une réponse du rédac'chef :023 ): Merci pour ce site toujours bien écrit que je me fais un plaisir de lire régulièrement. :034

  3. Surprenant ! J'ai trouvé les bases du japonais faciles à apprendre, :034 c'est après que ça se corse...
    Surtout qu'il y a aussi un "alphabet phonique" que sont les hiragana et les katakana à défaut de kanji.
    Et rien de plus simple aussi que la prononciation de cette langue !
    Le viêt-namien qui ne figure pas dans la liste est bien pire !
    Kansaijin
    http://lejapondekansaijin.over-blog.com/

  4. je suis désoler je suis trilingue anglais japonaise et française et je peux affirmer que le français et bien plus complexe que le japonais qui peut paraitre dure c on prends le kun et on ou le bungo et les différents dialectes mais pour vivre là bas le kogo de Tokyo suffit et c bien plus facile que le français.
    j'ai appris le français et le japonais a un ami allemands il a appris le japonais parler couramment en 4 mois l'écrit couramment en 1an et quelques il parlé et écrit presque parfaitement japonais depuis l'année dernière ce qui lui a pris 2 ans et demis environs alors que il apprends le français depuis 3 ans (parlé et écrit) et il parle plus que couramment :badd (il ne parle pas anglais) et ne parle pas tout a fait Japonais encore il lui manque quelques kanji et du vocabulaire. Mais il tient une discussion.

  5. Pour les francophones, le japonais est indéniablement une langue très difficile à apprendre. Mais tout le monde n'est pas francophone.
    Personnellement, je pense que la langue la plus difficile à apprendre est celle pour laquelle nous sommes physiquement le moins équipés : react-text: 325 https://pierrefuentes.info/.../quelle-est-la-langue-la.../ /react-text
    D'ailleurs il est peu probable que l'Unesco ait publié une telle liste : pourriez-vous nous donner la référence?

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