Histoire

Le Japon aurait capitulé même sans les bombes atomiques, une théorie qui divise aujourd’hui encore

Le rôle de Staline est minimisé, celui de la destruction d'Hiroshima et Nagasaki grandi, parce que ça arrangeait Américains et Japonais. 70 années de politiques nucléaires seraient-elles fondées sur un mensonge?

L'utilisation de l’arme nucléaire par les Etats-Unis contre le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale fait depuis toujours l’objet d’un débat vif en émotions. Au départ, rares étaient ceux qui remettaient en cause la décision prise par le président Truman de larguer deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Mais dès 1965, l’historien Gal Alperowitz affirmait que si les deux bombes avaient certes provoqué la fin immédiate de la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants japonais avaient l’intention de capituler et l’auraient probablement fait avant la date de l’invasion prévue par les Etats-Unis, le 1er novembre 1945.

Larguer deux bombes atomiques n’était donc pas nécessaire pour gagner la guerre. Depuis 48 ans, d’autres historiens sont entrés dans l’arène: certains rejoignant Alperowitz et dénonçant les bombardements et d’autres affirmant avec véhémence que les bombardements étaient moraux, nécessaires et qu’ils ont contribué à sauver des vies humaines.

Mais ces deux écoles de pensée s’accordent toutefois sur le fait que les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, avec de nouvelles armes puissantes, ont poussé le Japon à capituler le 15 août 1945. Elles ne questionnent pas l’utilité du bombardement au premier chef –en se demandant, au fond, s’il a eu l’effet escompté? La vision orthodoxe de cet évènement consiste à dire que tel fut bien le cas: les Etats-Unis ont bombardé Hiroshima et Nagasaki le 6 et le 9 août et le Japon, craignant de nouvelles frappes, a finalement choisi de capituler. Cette vision de l’histoire est fortement enracinée. Mais elle pose trois problèmes majeurs qui, mis bout à bout, contredisent de manière significative l’interprétation de la capitulation japonaise. [...]

La suite du long mais très intéressant article à lire absolument sur Slate.fr

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