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Etre étranger, véritable atout pour séduire un Japonais ou une Japonaise ?

Ce n'est pas faire injure aux Japonais que de dire qu'ils ne sont pas les champions du monde de la drague. Ceux qui veulent finissent tout de même plus ou moins tous par se marier, mais si quelques irréductibles romantiques existent, ils ne sont toutefois pas légion.

Aujourd'hui DozoDomo vous donne certaines clés qui ont fait leur preuve pour draguer femme et homme japonais. Et plus vous serez fleur bleue, plus ça aura de chance de passer.

Comment faire craquer une Japonaise ?

Ah la femme japonaise ! Mythe ou réalité ? Pour sûr, elle est un fantasme pour beaucoup d'hommes et ça ne date pas d'hier.

Soyons honnêtes, ceux d'entre vous qui êtes déjà allés au Japon ont forcément déjà croisé des couples "mixtes". Le plus souvent, dans environ 95% des cas, il s'agira d'une fille japonaise avec un garçon étranger. Il y a évidemment plusieurs raisons à cela.

La première est essentielle. Par définition, un étranger n'est pas japonais. Il est donc différent.
La seconde est évidente. Le physique d'un étranger est lui aussi différent. La couleur des cheveux, celle des yeux, la taille et la carrure détonnent bien souvent avec les mensurations japonaises standards

Mais ce qui plaît le plus aux Japonaises, d'après une étude d'un magazine, c'est le caractère des étrangers. Quand les Japonais sont froids, distants, et n'extériorisent pas leurs sentiments, les étrangers sont eux beaucoup plus directs, et visiblement ça marche. Ils traitent les femmes avec respect et équité, une notion parfois étrangère aux Japonais. Les autres raisons sont plus anecdotiques mais toutes aussi réelles. Sortir avec un étranger pour une Japonaise, c'est aussi un passeport pour la découverte. La découverte d'une langue nouvelle, d'une culture nouvelle. Un petit copain étranger coûte sûrement moins cher que des cours dans une école.

Enfin la dernière raison peut paraître à controverse, mais elle est de plus en plus courante. Quand un étranger veut s'installer au Japon, il aura tôt ou tard affaire à des problèmes de visa. La Japonaise, très au fait de cette situation, peut en tirer partie, et en accélérant les choses, comprendre en se mariant, elle gagne un mari et l'étranger un visa. Passée les trente ans, une Japonaise type cherchera de toute façon à se marier le plus rapidement possible pour fonder une famille.

A travers 10 témoignages de Japonaises en couple avec des étrangers, on apprend pourquoi et surtout comment draguer une Japonaise semble être un jeu d'enfants.

1. Des textos amoureux (Japonaise de 31 ans en couple avec un anglais de 34 ans)
"Il commence toujours ses messages avec des "A la plus belle femme du Monde". Je pense que seuls des étrangers peuvent dire ce genre de phrase."

2. Des fleurs (Japonaise 29 ans / Anglais 27 ans)
"Après une dispute, il me fait livrer des fleurs à la maison ou au bureau. C'est parfois embarrassant mais je trouve ça mignon".

3. Des réveils comme dans les films (Japonaise 33 ans / Français 37)
"Le week-end, il me prépare le petit-déjeuner alors que je suis encore au lit, m'embrasse et me demande de me réveiller pour voir son reflet dans mes beaux yeux"

4. Des lettres d'amour (Japonaise 28 ans / Chinois 26 ans)
"Comme il part de bonne heure pour travailler, il me laisse toujours un petit mot doux pour me souhaiter une bonne journée. Je peux sentir tout son amour dans son écriture."

5. Dire "Je t'aime" au téléphone (Japonaise 29 ans / Américain 26 ans)
"Avant de raccrocher, il me dit toujours un "Je t'aime". Je ne m'y suis toujours pas habituée."

6. La générosité (Japonaise 32 ans / Coréen 27 ans)
"A table au restaurant, lorsqu'on partage la nourriture, il me laisse toujours la première et la dernière bouchée. Il est si gentil, ça me rend fou de lui".

7. Des bisous (Japonaise 36 ans / Italien 32 ans)
"Il m'embrasse plus de 10 fois par jour, tout en me susurrant des mots d'amour. C'est naturel pour lui."

8. Des surnoms tendres (Japonaise 34 ans / Français 38 ans)
"Il y a plein de mots pour exprimer l'amour dans sa langue. Même quand il s'adresse à moi pour quelque chose de banal, il m'appelle mon trésor ou mon amour."

9. Encore des fleurs (Japonaise 30 ans / Grec 28 ans)
"A chaque première fois, premier rendez-vous, premier baiser, il m'a offert des fleurs."

10. Une vraie demande en mariage (Japonaise 31 ans / Anglais 34 ans)
"Sa demande en mariage était incroyable. Il s'est mis à genoux, et m'a regardé dans le yeux en me demandant "Veux-tu m'épouser ?". Puis il m'a tendu une bague en diamant."

Si certaines répliques prêtent à sourire ; on est pas loin du "Ton père est un voleur. Il a dû voler toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux", force est de constater que les vieilles techniques semblent avoir de l'effet au Japon. La dernière en l'occurrence peut paraître très cliché, mais fait fantasmer les Japonaises comme nulle autre occasion. Il faut dire que nombreux sont les Japonais qui ne diront jamais je t'aime à leur femme et qui leur auront demandé leur main d'un sarcastique "Veux-tu me préparer de la soupe miso pour le reste de ma vie ?". On peut remarquer aussi qu'il est assez fréquent qu'une Japonaise se mette en couple avec un étranger plus jeune. L'amour n'a de toute façon ni frontière ni âge.

COMMENT FAIRE CRAQUER UN JAPONAIS ?

…ou la réponse de la bergère au berger.

Premièrement, c’est très rare. Des femmes occidentales avec des hommes japonais, ça ne court pas les rues.

Les raisons ? Il y en a une très simple : les Japonais sont machos. Les occidentales ont donc du mal, après avoir brûlé leur soutien-gorge, avec ce genre de conception du couple.

Seconde raison : les Japonais sont des gosses. Hommes, femmes, peu importe l’âge, la définition de l’adulte à l’occidentale n’existe pas. Comme le dit le fameux artiste plasticien Takeshi Murakami :

« ON NOUS A DIT QUE LE VRAI SENS DE LA VIE EST L’ABSENCE DE SENS ET ON NOUS A APPRIS À VIVRE SANS PENSER. NOTRE SYSTÈME NE PRODUIT PAS D’ADULTES ET NOUS, NOUS SOMMES LES ENFANTS LES PLUS MIGNONS DU MONDE. »*

Dernier point, l’occidentale tend à faire peur par son indépendance, ce qui nous ramène a peu prés à la même chose : on ne remet pas en question l’autorité du mâle.

Notre rédactrice Branwen se confiait il y a quelques années :

Étant en couple avec un Japonais, je vais développer un peu ce qu’il en est. Précisons toutefois que celui-ci a vécu quelque peu à l’étranger et qu’il est de ce fait un peu moins représentatif du Japonais moyen.

Je vais passer sur la rencontre, c’est pareil qu’en France ou ailleurs, sachez que le plus simple pour ne pas faire détaler un japonais comme un lapin, c’est de faire comme le Petit Prince : on l’apprivoise doucement… et on le fait boire ! Oui, oui. Le renard qui picole, c'est dans un spin-off.

Alors, pourquoi une étrangère peut attirer ? Le physique aussi, de manière évidente : peau blanche, grands yeux colorés, grandes, élégantes et adultes. En revanche, concernant le caractère, c'est quitte ou double. Les Françaises sont un peu brutes de décoffrage, si on doit comparer a la Japonaise moyenne.

Niveau caractère, les Japonais ont tout de même des traits communs. Allons-y gaîment !

Les Japonais sont « froids, distants, et n’extériorisent pas leurs sentiments », c’est vrai, bien que j’ai manifestement de la chance si je compare avec d’autres couples similaires. Les Japonais qui s’aiment ne disent pas « Je t’aime », ou se contentent d’un suki. En public, point d’embrassades, de french kiss, on se tient par la main et puis c’est tout ! La aussi, l’alcool aide à décoincer Monsieur.

Vous allez finir par croire que je vous pousse à la consommation d’alcool, mais pas du tout. Il le fera surement très bien sans vous, préservant ainsi votre foie, votre ligne et vous garantissant de sacrés fous rires.

Second point, le respect des femmes et l’équité, concept dont la bouture n’a manifestement pas pris. Je ne peux rien dire sur le respect, mais concernant l’équité, il est vrai que ces messieurs se laissent souvent servir (ils réclament, même !). L’éducation joue beaucoup, et tout doit tourner autour de Monsieur… Pour éviter les incidents diplomatiques, quelques conseils : si vous avez l’habitude de faire plusieurs choses en même temps, veillez à lui donner toute votre attention quand vous discutez : exit la manucure, le verre de bière ou le tricot. Remerciez souvent, surtout quand il demande si vous allez bien à tout bout de champ : c’est une preuve d’amour. L’humilité permanente est à pratiquer.

Autre point, celui-ci étonnant pour une femme habituée à l’indépendance, c’est que l’homme japonais DOIT se sentir indispensable. Il doit soutenir le couple, et par extension, sa famille. Moi qui portais mes valises de 20kg d’une main, il a fallu que j’accepte qu’il essaie (et le pauvre a abdiqué rapidement). Moi qui gérais tout seule, j’ai du apprendre à faire confiance et à écouter les conseils de Monsieur.

C’est d’ailleurs cette obligation, cette responsabilité qui pousse la plupart des Japonais à travailler comme des forcenés, du moins en premier lieu. J’ai souvent entendu parler de couples divorçant parce que madame, étrangère, ne supportait plus l’absence de son mari qui travaillait trop. Avis d’un Japonais : « Mais c’est qu’il l’aime ! Elle n’aurait pas dû partir ! ».

Bien, passons a des choses plus positives. Rien n’est impossible, mais il faut de la patience et parvenir à faire comprendre à Monsieur qu’apprendre une autre culture ne se fait pas comme ça. Si vous y parvenez, bravo, la moitié du chemin est faite !
Oui, je parle d’apprendre une autre culture, parce que ce comportement est aussi à pratiquer au quotidien, j’entends par là que l’humilité et savoir prendre sur soi sont des qualités essentielles.
Comme je le disais, il endosse la responsabilité de votre bien-être et cela va se manifester par tout un tas d’attentions : trouver le meilleur restaurant, vous donner ses gants/son bonnet en cas de froid, trouver le meilleur médecin ou vous recommander de prendre votre médicament, trouver des boutiques qui vendent votre vin préféré...
Pour peu qu’il se soucie de votre intégration dans la société japonaise, il vous enseignera la culture japonaise et la langue.
Et rien que pour ça, c’est du bonheur. Évidemment, tous ne sont pas comme ça, mais c’est partout pareil dans le monde : il y a des perles et des mérous.

Je laisse le mot de la fin à ce cher professeur japonais que j’ai eu l’honneur de rencontrer :
- Vous ne voudriez pas travailler sur l’histoire des femmes au Japon ?
- Si, bien sur, c’est très intéressant. Je sais ce qu’il en est de leur statut aujourd’hui, mais avant le XIXe siècle, je ne sais pas. Est-ce que leur condition a vraiment changé ?
- Pas vraiment, non.

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