Histoire

Il y a 75 ans s'achevait la bataille d'Okinawa

Alors que l'Europe pansait déjà ses plaies un mois et demi après la capitulation allemande, le Japon et les Etats-Unis continuaient la bataille dans le Pacifique.

Du 1er avril au 22 juin, les deux superpuissances militaires se préparaient à ce qui s'apparentait alors à l'assaut final pour mettre fin à plus de trois ans d'une lutte acharnée. Une lutte qui avait démarré avec l'attaque japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941.

La bataille d'Okinawa, nom de code Opération Iceberg, a été une bataille majeure de la guerre du Pacifique menée sur l'île d'Okinawa par les forces de la marine et de l'armée américaines contre l'armée impériale japonaise. L'invasion initiale d'Okinawa, le 1er avril 1945, fut la plus grande attaque amphibie du théâtre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale. Après une longue campagne de sauts d'îles, les Alliés prévoyaient d'utiliser la base aérienne de Kadena sur la grande île d'Okinawa comme base de l'opération Downfall, opération sensée être le point de départ de l'invasion des îles principales du Japon situées à 550 km de distance.

La bataille a été appelée «typhon d'acier» en anglais, et tetsu no ame («pluie d'acier») ou tetsu no bōfū («vent violent d'acier») en japonais. Les surnoms font référence à la férocité des combats, à l'intensité des attaques kamikaze japonaises et au grand nombre de navires alliés et de véhicules blindés qui ont attaqué l'île. La bataille a été l'une des plus sanglantes du Pacifique, avec environ 160 000 victimes des deux côtés: au moins 75 000 Alliés et 84 166 à 117 000 Japonais, y compris des Okinawanais enrôlés portant des uniformes japonais. 149 425 civils d'Okinawa ont été tués, sont morts par suicide ou ont disparu, une proportion importante de la population locale estimée à 300 000 avant-guerre.

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