En cette période de l’année, traditionnellement l'une des plus froides, et a fortiori en 2021 avec la détérioration de la situation sanitaire due au COVID-19, le Japon tient plus que jamais à ses fêtes et coutumes. Celle dont il est question le 7 janvier s'appelle Nanakusa (no sekku), la "fête des 7 herbes".
Le septième jour du premier mois est un festival japonais important depuis le Moyen-Age. Le recueil de festivités intitulé Jingchu Suishiji, écrit dans la Chine des Six Dynasties entre le 3e et 6e siècle, parle déjà d'une coutume de manger une soupe chaude contenant sept légumes pour apporter longévité et santé et éloigner le mal le 7ème jour du premier mois du calendrier chinois. Comme il y a peu de vert à cette période de l'année, les jeunes herbes vertes apportent de la couleur à la table et les manger permet de se mettre en "conformité" avec l'esprit de la nouvelle année.
Les nanakusa (七草 / 七種), ou plus précisément haru no nanakusa (春の七草 / 春の七種), les sept fleurs (ou herbes) du printemps, sont sept herbes sauvages comestibles du printemps. Il s'agit de seri (céleri chinois), nazuna (bourse-à-pasteur), hahakogusa, hakobe (morgeline), kōnitabirako, kabu (navet potager ou rave), et daikon (radis japonais/blanc).
Naturellement, ingérer sept herbes telles quelles semble impossible ou au mieux peu ragoûtant. C'est la raison pour laquelle les Japonais les utilisent comme agréement à un kayu (congee), un gruau plus ou moins fluide de riz mondé, particulièrement apprécié des bébés.
Le Japon est le premier consommateur de surimi au monde
La production mondiale de surimi représente environ 48 kilos par seconde, soit 1,5 million de tonnes de surimi par an. Le Japon est de loin le premier producteur et consommateur de bâtonnets de surimi au monde.
La France est le second marché mondial de surimi après le Japon qui en consomme un demi million de tonnes.
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