Architecture

La maison japonaise par Fumiaso Architect & Associates à Kobe

lundi 16 mars 2026
Pas de commentaire pour le moment !

Située dans un quartier résidentiel paisible de Kobe, au pied du mont Rokkō, la Hat House (littéralement la « maison chapeau ») interpelle immédiatement par sa silhouette singulière. Conçue par le cabinet Fumiaso Architect & Associates, cette demeure de 80 m2 se distingue dans un paysage où les habitations s'étagent sagement vers la montagne, cherchant toutes uniformément l'ouverture vers la mer au sud.

Briser l'homogénéité par la lumière

Pour s'affranchir de cette monotonie architecturale tout en maximisant l'apport solaire, les architectes ont opté pour une approche géométrique audacieuse. Au lieu d'un plan classique, les murs intérieurs ont été orientés selon un axe de 45 degrés.

Cette inclinaison ingénieuse permet de capturer la lumière du sud et de la diffuser en dégradé à travers la maison. Au fil de la journée, le soleil traverse les espaces, créant une profondeur visuelle changeante et une sensation de fluidité ("migratability") entre les pièces.

Une ruelle intérieure entre vie privée et création

La maison ne sert pas uniquement d'habitation, elle abrite également un atelier. Pour articuler ces deux fonctions, les architectes ont imaginé une « ruelle » intérieure. Cet espace semi-public connecte la ville à l'atelier du rez-de-chaussée, tout en garantissant l'intimité des zones résidentielles à mesure que l'on monte vers l'étage. Végétalisée et ponctuée d'ouvertures, cette ruelle offre une respiration, créant une distance physique et sensible nécessaire entre le travail et la vie de famille.

Des matériaux qui racontent une histoire

Sous la grande toiture qui donne son nom à la maison, la structure en bois a été laissée apparente pour offrir une légèreté visuelle adaptée à l'échelle de la vie intérieure.

C'est dans le choix des finitions que la Hat House révèle véritablement son âme. Faisant fi des standards, les architectes ont privilégié des matériaux chargés de sens et d'émotion. Le sol en cyprès, issu du mont Rokkō tout proche, enracine la bâtisse dans son terroir, dialoguant avec des parois habillées de carrelage provenant de l'ancienne demeure du propriétaire ou de planches de pommier, une référence intime à l'origine du prénom de l'enfant de la famille. La réalisation tisse ainsi un lien indéfectible entre la lumière, la mémoire et la nature, le tout abrité sous son grand chapeau protecteur.

  • publié le lundi 16 mars 2026, 0:42 (JST)
    Dernière modification le lundi 16 mars 2026, 0:42 (JST)
  • Naviguez

  • CatégorieArchitecture
  • Partagez

  • Participez

  • Pas de commentaire pour le moment !

    Ajoutez-en un pour lancer la conversation.

  • Suivez-nous