Surnommée la « Reine de la J-Pop », elle a été la figure culturelle et musicale absolue des années 1990 et 2000 au Japon. Enchaînant les tubes planétaires avec le producteur Tetsuya Komuro, elle a déclenché le phénomène de société de l'« Amuraa » (jeunes filles imitant son style vestimentaire et ses bottes compensées) avant de réussir une transition spectaculaire vers le R&B, restant au sommet jusqu'à sa retraite historique en 2018.
En pleine pandémie, le groupe japonais Arashi fait un concert dans le nouveau stade olympique de Tokyo mais sans spectateurs
Chaque année, le groupe numéro un du Japon, et celui ayant sorti l'album qui s'est le plus vendu dans le monde en 2019, fait une tournée des grands stades du Japon. Cette année, Arashi n'aura pu rencontrer ses très nombreux fans mais alors qu'il s’apprête à faire une pause à partir du 1er janvier prochain, le groupe ne pouvait se résigner à ne pas chanter au moins une fois dans le tout nouveau stade olympique de Tokyo avant de démarrer un futur incertain.
Résultat, les cinq idoles nationales ont dû trouver la parade et elle s'appelle streaming. Pour assister à ce concert unique en son genre, il fallait au préalable s'inscrire sur le site du groupe et payer entre 4,800 (40 euros) et 5,800 yens (48 euros) selon que l'on soit membre du fan club ou non.
Selon les chiffres donnés par le label qui produit Arashi, ce sont près de 1500 personnes qui ont été mobilisés pour l’événement et pas moins de 60 caméras. Le résultat est impressionnant. Plus de 10 millions de fans auraient assisté (et donc payé) au concert, pour une recette totale dépassant les 56 milliards de yens soit... 458 millions d'euros !!! 10 millions de (télé)spectateurs, cela correspond à 130 concerts au Tokyo Dome.
Après le télétravail, le "téléconcert" va-t-il devenir de plus en plus fréquent ? Pour sûr, et au vu des retombées financières d'une telle opération, les maisons de disques ne mettront pas leur véto.
Voici à quoi ressemble un concert "normal" d'Arashi :
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