lundi 9 juillet 2018

Comment je suis devenu une mère japonaise, épisode 2 : État des lieux

En vous proposant d'en apprendre davantage sur ma petite vie insolite au Japon, je ne pensais pas que vous seriez si nombreux à m'encourager. J'ai été très touché par vos messages de sympathie et rien que pour ça, je vais tenter de régulièrement vous abreuver d'histoires de mon quotidien de mère au foyer japonaise (alors que je suis un França... OK vous avez compris le truc).

Dans vos commentaires, vous avez été nombreux à penser que ma vie actuelle pourrait tout à fait être retranscrite dans un manga ou un drama. Un Français, marié à une Française, qui s'occupe de sa petite fille d'un an et demi et passe ses journées entouré de Japonaises, c'est étonnant c'est certain.

Pour vous donner toutes les clés permettant de comprendre la situation dans sa globalité, je dois vous faire la présentation des lieux et des principaux protagonistes de l'histoire.

Comme dans une saga, certains personnages n'apparaitront que dans des épisodes prochains mais rien ne dit qu'ils ne joueront pas un rôle important. Nous nous intéresseront à eux un peu plus tard.

Vue depuis notre salon.

Le décor de cette saga s'apparente plutôt à celui d'une sitcom. Les scènes en extérieur y sont peu nombreuses, surtout sous cette chaleur estivale, ou alors dans un environnement relativement restreint. Une zone tout de même longue de 500 mètres sur 300 sur l'île de Tsukuda que l'on nommera sobrement et pour faire preuve d'une originalité insolante le quartier. On y trouve entre autres choses une aire de jeux, un joli canal, des belles promenades en bord de fleuve, et un sanctuaire shintō.

Promenades au bord du fleuve Sumida.

Le canal de Tsukuda et ses barques de pêcheurs.

La Tokyo Skytree. Si si regardez bien, elle est cachée au fond dans la brume.

Pour l'heure, l'essentiel de notre quotidien, c'est naturellement sous le toit de notre appartement et des bâtiments du quartier que nous le passons. Parmi ces bâtiments, le plus important et celui où se passe la majeure partie des interactions avec mes nouvelles meilleures amies, toutes mères d'enfants âgés d'1 à 2 ans (en date du 1er avril 2018), c'est le jidōkan (児童館). Le jidōkan est un établissement public géré par une entreprise privée payée par nos impôts et qui accueille gratuitement les enfants à la sortie de l'école ou accompagnés de leur(s) parent(s) quand ils sont trop petits pour venir seuls. Ce qui est drôle dans le cas de ce jidōkan, c'est qu'il partage ses locaux avec le centre municipal pour les séniors. Ces derniers y viennent pour se former à l'informatique ou pour des sessions endiablées où ils reprennent au banjo et à l'harmonica les standards des Beatles.

La salle de basket située sous le toit du jidōkan.

Pour accéder au jidōkan, il faut au préalable se présenter et prouver que l'on est bien résident de la municipalité, dans mon cas Chūō-ku. Pour rappel, le centre de Tokyo est divisé en 23 ku, l'équivalent des arrondissements des grandes villes françaises (Shinjuku, Shibuya, Chiyoda, Minato, etc.). Ensuite, vous pouvez y aller quand vous voulez, il y a toujours une armée d'animateurs (sensei) pour vous accueillir.

Les autres bâtiments où nous nous rendront au cours de cette série sont plus communs mais pas moins dénués d'intérêt, ce sont les supermarchés et les conbini (supérettes ouvertes 24h/24). Le quartier est particulièrement bien doté en la matière avec 2 supermarchés et 4 conbini.

Rendez-vous au prochain épisode pour découvrir les premiers personnages qui feront, et qui font déjà, le quotidien de cette nouvelle vie trépidante.

Le complexe résidentiel où on habite.

Je réfléchis actuellement à vous proposer cette série "Comment je suis devenu une mère japonaise" en vidéo sur Youtube même si je ne souhaite pas faire apparaitre ma fille à l'image, ou du moins pas de face. Ça vous intéresserait de suivre ce quotidien insolite de cette manière ?

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  1. J'ai beaucoup ri en lisant votre premier post, et celui-ci me plaît encore plus.

    Pour le format, je suis plus partisan du blog. Avec l'abondance de vlog sur Youtube (sur le Japon ou non), on frôle un peu l'overdose. Un bon billet bien écrit est quelque chose d'agréable par les temps qui courent.

    Ne résidant pas à Tokyo mais étant familier de ces îles car des amis habitent à Kachidoki, je comprends que vous vous soyez installés ici. C'est parfait comme environnement pour une famille.

    J'attends impatiemment le récit des vos instants en tant que père de famille Français perdu au milieu de mères de famille Japonaises...

    Bon courage à vous !

  2. Bonjour !

    Je connaissais déjà le site mais je viens tout juste de découvrir cette saga ! Très drôle, fraîche et à la limite du spontanée ! Merci pour ces écrits 🙂
    Je pense également que le format vidéo n'est pas nécessaire. Quand c'est bien écrit, ça coule de source. Et la place à l'imaginaire reste présente ! :007

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