• Shojo Kissa, c'est l'endroit préféré des filles de DozoDomo. Un salon de thé où il fait bon se retrouver autour d'un lait-fraise et d'un miru-crepu. Régulièrement, elles y viennent pour nous livrer leurs sentiments sur le lien qui les unit au Japon, échanger avec de nouveaux amis et partager un peu de leur passion. Ce qui fait leur force, c'est qu'elles n'ont pas de tabou, et encore moins la langue dans leur poche. Alors prenez dès maintenant votre carte de fidélité et ne manquez plus leur rendez-vous incontournable !

    Les japonaises et moi

    mardi 10 août 2010 / Poopsy

    Bonjour à tous,

     

    A mon tour d'intervenir sur DozoDomo.

    En effet, j'ai décidé d'apporter à ce blog une touche plus satyrique et surtout plus féminine.

    Oui, je suis une femme au Japon ! Et non, je ne suis ni fan de mangas ni de jeux vidéos.

    J'ai 29 ans, je suis avocate et je vous écrirai désormais sous le pseudo de Poopsy.

    Ne craignez rien, je ne mords pas et je vous promets que mes billets ne vont pas être prise de tête, bien au contraire.

    Ce projet d'écriture est venue naturellement lorsque que j'ai découvert, à ma grande stupéfaction, que je ne vivais pas les mêmes choses (humainement parlant) que mon compagnon ni le même traitement ou expériences que le reste de mes amis masculins.

    Loin de moi l'idée de me lancer dans une lutte féministe ou une revendication quelconque... ce n'est pas mon genre et surtout je n'ai aucune légitimité à le faire.

    Sans être pour autant un garçon manqué, je ne suis ni une fille dont on dirait qu'elle est « nunuche » ni une fille tombée dans les clichés fleur bleue véhiculés par Disney («un jour mon prince viendra... »). Par conséquent, je pensais réellement que je voyais le monde comme le reste de mes congénères masculins. Si tel était le cas en Europe, l'expérience se révèle différente ici au Japon.

    A travers mes billets, je veux simplement vous faire prendre conscience de mon quotidien au Japon, différent de celui de Vincent, et espère aussi secrètement, vous faire passer d'agréables moments.

     

    Mon billet inaugural s'appelle "Les Japonaises et moi" et devrait être le premier d'une longue série. Bonne lecture !

     

     

    Ah, les japonaises !! Elles et moi, c'est une longue histoire... pas encore d'amour, mais qui sait un jour peut-être.

    Je souhaite aujourd'hui aborder la question du culte que portent les japonaises aux occidentaux.

    Mon expérience est tirée de longues heures d'observations, cachée dans les coins obscures du Starbucks, camouflée derrière un pilier du métro mais surtout, je l'avoue, à la suite de promenades anodines avec des amis masculins.

    En effet, la japonaise semble trouver à son goût nos chers gentlemen même si je reste persuadée que certains messieurs de Roppongi notamment, le quartier de la night, ont été crapauds dans une autre vie antérieure, pas si lointaine que cela par ailleurs.

    Ces dernières semblent peut être apprécier leur galanterie, qui, comparée à celle des japonais doit être royale !! Les mauvaises langues diront qu'elles aiment surtout leur porte-monnaie (mais de ce côté là, elles n'ont pas à se plaindre de leurs congénères)

    Mais je ne suis pas de ce genre, langue de vipère (du moins je ne vais pas l'être dans mon premier billet).

     

    Donc, la japonaise apprécie l'occidental et le lui fait remarquer à sa manière : la parade amoureuse.

    Cette parade se manifeste par une moue pensive et amoureuse, une danse des mille et une œillades et cela va même parfois jusqu'à la collision provoquée.

    Cependant, toujours dans le respect de l'homme et dans la victimisation tel un pauvre oisillon tombé devant la litière d'un chat.

    Les japonaises sont 7ème dan dans l'art de faire croire au plus quelconque des mecs à quel point il est exceptionnel !! Je vous assure qu'il s'agit là d'un art car il faut faire preuve d'une grande psychologie du slip masculin.

    Les japonaises ont toutefois, et on ne peut l'occulter, quelque chose de plus subtile que les européennes et les occidentales en général. Outre le fait qu'elles ne sortent jamais non apprêtées, elles savent attendre patiemment, sans revendication aucune, le jour où elles finiront par donner l'assaut.

    Mes chers messieurs, n'oubliez pas que les japonaises demeurent des femmes qui savent se montrer des simulatrices hors pair lorsqu'il le faut.

     

    Bien évidemment je grossis le trait, les japonaises ne sont pas toutes des allumeuses en chef mais je vous assure qu'il ne se passe de jour sans que je croise au moins deux prototypes de cet espèce.

     

    A bientôt.