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    Pourquoi la pilule contraceptive n'est-elle pas la bienvenue au Japon ?

    samedi 17 janvier 2015 / Amélie-Marie Nishizawa

    Vivre au Japon n'est pas facile tous les matins. Encore moins pour les jeunes femmes ne souhaitant pas participer au peuplement de l'archipel - du moins pas dans l'immédiat. Lorsque j'ai constitué ma pharmacie en prévision de mon départ pour Tokyo, mon premier réflexe fut de m'entretenir avec mon médecin pour avoir une ordonnance d'un an de pilule. À la pharmacie nantaise, on boude ma demande, "Vous savez mademoiselle, nous ne donnons pas plus de 6 mois". Ce à quoi, je répondis, "Vous savez, je vais au Japon. Là bas, la pilule c'est encore un peu tabou, et surtout la croix et la bannière pour l'obtenir, alors vous allez me donner mes plaquettes (et fissa)".

    Pendant 40 ans, la Japan Medical Association a fait pression contre l'introduction de la pilule dans la société japonaise. Ce n'est qu'après 9 ans d'études, que le 2 juin 1999 le Conseil Central de Pharmacologie autorisa la mise sur le marché de la pilule (soit 32 ans après la France). Les raisons d'une telle attente avant cette autorisation sont multiples : méfiance à l'égard des conséquences sanitaires de la pilule, de son usage sur le long terme pour la santé, crainte de l'augmentation des MST, ainsi que la peur des répercussions sur les comportements sociaux et le développement d'une trop grande promiscuité. Depuis 15 ans, la pilule n'a pas eu grand succès auprès du public nippon, lui préférant largement le préservatif. Vue de la France, où la pilule fut le premier pas pour une révolution féministe, la suspicion des japonaises à l'égard de la contraception est incompréhensible. Faisons le point.

    http://minkara.carview.co.jp/userid/623731/blog/27385450/

    Une vitrine de l'enseigne Condomania, boutique spécialiste du préservatif au Japon source: minkara.carview.co.jp

    Quelle est la situation lors de la légalisation de la pilule en 1999 ?

    Lorsqu'en 1999 l'interdiction de la pilule fut levée, le Japon était le seul pays (ndlr: membre de l'ONU) qui en avait expressément interdit la vente. Dans les années 60, le ministère de la santé subissait un fort lobbyisme des médecins pratiquant l'avortement, très concernés par "l'abus de médication et les effets secondaires" de la pilule. C'est en 1989 que le conseil pharmaceutique put commencer à plancher sur la légalisation mais dont le travail fut régulièrement entravé par des débats - notamment la peur de la propagation du VIH. Qu'est-ce qui a poussé le gouvernement japonais à finalement accepter la pilule ? La crise du "viagra". Sa légalisation acceptée 6 mois auparavant entraîne une crise médiatique sérieuse. L'hypocrisie des autorités sanitaires attira les foudres des journalistes et des associations féministes. À l'époque, ce sont 16 micro pilules (low dose pill) fabriquées par 9 entreprises dont Monsanto, Johnson & Johnson mais aussi Schering associé à la compagnie japonaise Yamanouchi, largement dominante, qui sont autorisées, visant 30 millions de femmes, âgées de 15 à 49 ans.

    S'interrogeant sur le manque de popularité de la pilule au Japon, la journaliste Kimura Kayoko analyse un article français publié en 1999, concluant que la situation n'a pas évoluée depuis. À l'époque, les journalistes pointent du doigt une certaine immaturité du public - "les femmes se teignent les cheveux, portent des lentilles de contact, mais ne pensent pas", mais aussi un terrible manque d'information. Elles ont peur des effets secondaires de la contraception hormonale. On évoque "une éducation sexuelle inexistante", avec 74% des garçons et 55% des filles qui font la découverte de la sexualité avec la pornographie et les mangas.

    "Les femmes de 18 à 35 ans sont immatures, elles ne contrôlent pas leur vie. Beaucoup pensent que la décision de prendre la pilule dépend de leur partenaire, et elles ne le décident pas seules", déclare un journaliste français. Fin des années 90, le sexisme perdure dans la chambre à coucher : "je lui demande d'utiliser un préservatif". La contraception est à l'époque une affaire d'hommes, qui lorsqu'elle échoue, devient le problème de la femme. "Des patientes face à un échec de contraception viennent  souvent dans mon cabinet. Certaines demandent la pilule, mais beaucoup viennent demander un avortement" déclare un médecin.

    Les opposants à la pilule tiennent des discours forts, diabolisant la pilule. "Pas naturelle", "constituée de substances chimiques dangereuses", elle est une forme de "pollution". Sur un plan plus moral, la crainte que cela ne contribue à la dégénérescence morale de la société, à l'hyper sexualisation des jeunes filles est très forte à la fin des années 90. La société japonaise a peur de l'explosion du phénomène "sugar daddy". L'article de l'époque explique que les relations sexuelles avec un homme plus âgé, appelées enjokusai, sont à la fin des années 90, un phénomène très problématique pour le Japon. Alors que la société japonaise a développé une forte industrie du sexe et tolère officieusement la prostitution, elle ne peut pas accepter la sexualité sulfureuse de lycéennes courant après des sacs Louis Vuitton ou Chanel. Les rapports sexuels sont légaux à partir de l'âge de 13 ans et l'autorisation de la pilule fait craindre l'explosion de ce business immoral. Durant la dernière décennie, l'opinion générale s'accorde sur le fait que bannir la pilule dissuade les jeunes filles d'entreprendre ce genre de pratiques. C'est ignorer le fait que beaucoup d'entre elles choisissent l'avortement, et ce, à de nombreuses reprises.

    D'après l'article français, l'avortement n'est pas un tabou dans l'archipel, et il existe même des cimetières pour les enfants "non nés" et les embryons (水子地蔵, Mizuko Jizo). Cette tradition remonte à 1970, quand les conservateurs, face à la hausse des avortements et au déclin de la natalité, décidèrent de construire de nouveaux temples pour créer un sentiment de culpabilité chez les femmes. Cette politique fut un échec, la natalité japonaise n'ayant cessé de chuter depuis. De fait, les japonaises n'hésitent pas à avorter, mais refusent la pilule. En 1999, 22.4 femmes sur 100 choisissent d'avorter et on parle du Japon comme le "paradis de l'avortement" (ndlr: les occidentales se rendaient au Japon pour en bénéficier). Rien que pour l'année 1998, on comptait 343 000 cas. Et ce ne serait que la partie "officielle" tandis que les journalistes du Financial Times, à l'époque, estiment ce nombre deux à trois fois plus élevé : l'avortement est un business juteux pour les médecins.

    D'après une étude de 1998, 79% des japonaises non mariées et 85% des femmes mariées approuvent l'avortement. Cependant, si elles optent pour cette solution plus aisément qu'en Europe, elles n'en sont pas moins blessées et surtout culpabilisées dans une société qui renvoie des messages contradictoires - entre une politique pro avortement et le développement des temples dédiés aux enfants non nés. "J'ai eu deux avortements. Lorsque j'étais étudiante la première fois, et lorsque j'avais 25 ans. Je ne me sentais pas triste, ni coupable. Mais j'étais en colère qu'il n'existe pas de médicament empêchant la grossesse. (...) Si on me disait de prendre la pilule, j'hésiterai. Je ne la prendrai pas, car les effets secondaires sont plus effrayants".

    N'apportant que peu de retouche à cette vision de 1999, Kimura Kayoko écrit en 2014 que la pilule n'est toujours pas acceptée au Japon.

    http://www.jfpa-clinic.org/

    Tout le monde semble un peu gêné sur cette bannière pour le planning familial japonais ! Source: jfpa-clinic.org

    En pratique, en 2009 la pilule n'est toujours pas au goût du jour 10 ans plus tard

    Lors des 10 ans de la légalisation de la pilule au Japon, on constate qu'elle n'est toujours pas privilégiée par les japonaises, les raisons avancées étant les effets secondaires et le coût. Pour la journaliste Mariko Kato, il est important de faire le point sur la situation. Le préservatif est le roi de la contraception pour les femmes, tandis que la méthode "naturelle" se maintient à 16,7% (étude du ministère de la santé en 2008). Quant à la pilule, on lui donne 2.2% d'utilisatrices, soit tout de même 3 fois plus qu'en 2001 (d'après les laboratoires pharmaceutiques), mais largement en dessous de la France avec ... 55% en moyenne en 2010 !

    Pourquoi la pilule n'est-elle pas la bienvenue au Japon ? (Piru wa naze Kangei sarenainoka) titre un ouvrage de 2005, écrit par Ayako Matsumoto à propos du manque d'enthousiasme du Japon pour la contraception hormonale. Pour l'auteur, il est évident que la légalisation précoce de l'avortement, en 1949 (The National Eugenic Law, devenue The Maternal Protection Law en 1996), joue un rôle prépondérant dans la situation. Durant l'après guerre, le gouvernement privilégie l'avortement comme méthode de contrôle de la natalité, et milite aussi pour l'usage du préservatif afin de prévenir un baby boom dangereux pour sa croissance économique (Yasuko Tama, “Bosei Ai to iu Seido”).

    http://press.princeton.edu/titles/7180.html

    Couverture d'un ouvrage étudiant la politique de l'avortement au Japon durant l'après guerre, publié en 2001. Source: princeton

    Tandis qu'en Occident la pilule symbolise la libération de la femme, au Japon où l'on pouvait déjà régler les petits "accidents", la pilule est mal vue des femmes elles-mêmes. Elle leur impose un stress physique et émotionnel, tandis que les hommes échappent à leur responsabilité. La contraception hormonale est aussi vu comme une substance qui vient détourner le fonctionnement normal d'un corps sain. En 2009, les observateurs évoquent un problème d'information, notamment auprès des jeunes qui empêche l'accès à la pilule, mais aussi des exagérations mal comprises concernant les effets secondaires.

    Fin des années 2000, l'avortement en net recul, et la pilule du lendemain mise sur le marché 

    Des années 50 où se comptait entre 40 et 50 avortements pour 1000 femmes en âge de procréer, le Japon passe à 9.3 femmes sur 1000 ayant eu un avortement en 2007 (256 000 pour l'année). Le ministère de la santé japonais met ce recul sur le compte du préservatif et tout de même de la pilule. Le Japon se classe même en deçà des statistiques occidentales (19.4 pour 1000 aux États Unis en 2005, 18.2 en Grande Bretagne en 2007). En 2011, le nombre d'avortements a chuté à 202.000 cas, soit moins qu'en France, et la pilule du lendemain est enfin commercialisée. On estime alors que 15% des japonaises ont déjà subi un avortement voire deux.

    Pour se procurer la pilule du lendemain, d'après une internaute sur le site Madmoizelle, il faut se rendre dans une clinique gynécologique demander la kinkyû hinin piru (緊急否認ピル), qui ne vous sera délivrée qu'après un questionnaire assez intime sur vos rapports sexuels, votre santé et vos antécédents. Après donation de votre urine dans un gobelet (on aime la France dans ces moments là), vous aurez un entretien avec un médecin. Le coût ? En moyenne 10.500 yens, soit 75 €. Gloups ! Aujourd'hui, on estime qu'un tiers seulement des japonaises connaissent la pilule du lendemain, et seulement 12.3% souhaitaient l'utiliser en 2012 !

    Source: http://matome.naver.jp/odai/2139019343545025901

    Parmi les femmes informées de l'existent de la pilule du lendemain, seulement 12,3% souhaiteraient l'utiliser (sondage de 400 personnes agées de 20 à 30 ans) en 2012 Source: matone.naver

    D'après une enquête menée entre 2000 et 2010, les deux premières raisons de recours à la pilule du lendemain sont: le préservatif qui craque (37.3%) et ... l'absence de préservatif avec tout de même 19.8%.

    Source : http://matome.naver.jp/odai/2139019343545025901

    Données:臨床婦人科産科65巻4号、2011年4月 Source : matome.naver

    2015, la pilule non remboursée, prisonnière d'un parcours médical lourd et d'une mauvaise réputation

    Se faire prescrire la pilule ne semble toujours pas être une évidence, comme le décrit Ashley sur le site internet Surviving in Japan. Appelée keikouhininyaku ( 経口避妊薬) ou plus communément piru (ピル), la pilule n'est ici disponible qu'avec des dosages faibles et relativement différents de ce que l'on a en Europe (d'où mon stock en prévision du départ). Mais le point le plus irritant est qu'il faille payer bien souvent mois par mois votre prescription (3150 yens soit environ 22 € non couverte par l'assurance maladie nationale - même pour les mineures). Les cabinets médicaux suivent en effet les consignes du gouvernement stipulant que les utilisatrices de la pilule doivent se rendre tous les 3 mois pour faire des examens médicaux (notamment pour des dépistages MST), et font des prescriptions de courte durée. 

    Source: http://www.matono-womens.com/wp/wp-content/uploads/2011/10/P1000066.jpg

    Exemple d'une plaquette de pilule japonaise (Yaazu). Source: matono-womens.com

    Si au quotidien les examens ne sont pas si intensément pratiqués, l'habitude de donner des prescriptions de courte durée est restée ancré dans les mœurs des gynécologues japonais. Parmi les pilules en vente vous trouverez ces diverses marques : Marvelon  (マーベロン), Ortho M-21 (オーソ M-21), Triquilar  (トリキュラー), Ange  (アンジュ) et  Ortho 777  (オーソ 777). En 2014, on estime que 4,4% des couples nippons choisissent ce contraceptif oral, tandis que le préservatif est très largement plébiscité par la population (92%,chiffres 2013 Nation Unies) au détriment des autres moyens de contraception.

    En 2014, un dossier de presse de l'entreprise PR TIMES a publié les résultats d'une enquête intitulée "Comprendre la prise de la pilule micro dosée comme traitement des crampes menstruelles et du syndrome pré menstruel".

    Source: http://prtimes.jp/main/html/rd/p/000000198.000002943.html

    "Question 2: utilisez vous la pilule ?" "4,4% utilisent la pilule, 15,2%prévoient de l'utiliser mais ne la prennent pas, 18,9% l'ont utilisé par le passé, 61,5% ne la prennent pas". Source: prtimes.jp

    L'usage n'en est pas répandu et la raison première de la prise de la pilule n'est pas la contraception. Elles sont 17,3% à la prendre pour réduire des règles douloureuses, 16,1 pour avoir un rythme régulier, et enfin en 3ème position, 15% pour la contraception.

    Source: http://prtimes.jp/main/html/rd/p/000000198.000002943.html

    "Pourquoi avez vous commencé à prendre la pilule". Source: prtimes.jp

    Pour certaines, obtenir une pilule qui leur correspond semble être le parcours du combattant face à un corps médical à vu de nez peu ou mal informé. On ne s'étonne pas de la mauvaise réputation des pilules dans l'archipel après de tels témoignages. En effet, au Japon, les inquiétudes concernant les effets secondaires sont exagérées et mal comprises du public. D'après des statistiques évoquées en 2009 dans le Japan Times, 60% des utilisatrices sont inquiètes des effets secondaires tandis que 18% le sont pour le coût de la pilule. Lorsqu'on leur demande pourquoi elles n'utilisent pas la pilule, 22,1% des femmes répondent que c'est par peur, 15,7 parce qu'elle coute cher.

    Source: http://prtimes.jp/main/html/rd/p/000000198.000002943.html

    Quelles sont les raisons pour lesquelles vous n'utilisez pas la pilule ? Source: prtimes.jp

    Un petit tour sur les questions Yahoo! nous donne un point de vue assez globale de l'opinion japonaise. Ainsi les réponses à la question "Gronderiez-vous votre fille si vous trouviez la pilule dans sa chambre ?" sont assez partagées. La meilleure réponse avance que "cette jeune fille en est passe de devenir adulte et la pilule est plus sûre que le préservatif (...) elle devient indépendante. Bien sûr, c'est un choc tout de même", tandis que la suivante est déjà plus nuancée : "j'ai une fille de 19 ans je ne la gronderai pas immédiatement, mais je ne l'ignorerai pas, je lui demanderai si elle utilise la pilule pour l'acné ou comme contraception. Si c'est pour la contraception, je me devrais de lui faire la morale (...)". Arrivé à la page 2, le lecteur déchante, avec le retour de l'âge de pierre "les préservatifs sont mieux contre les maladies. La pilule est mauvaise pour le corps de la femme non mariée" (ndlr: on est d'accord que le préservatif protège effectivement contre les maladies). Sur une autre question, une jeune fille qui a dû prendre la pilule du lendemain, se demande si elle doit accepter de prendre la pilule sur l'insistance de son petit copain. La meilleure réponse fait chaud au cœur, "tu es une jeune fille intelligente. Prendre la pilule avec le préservatif est la meilleure protection". Mais c'est la douche froide avec la suite, entre "je te déconseille la pilule", "la pilule me rend malade" etc.

    De manière plus personnelle, mon compagnon japonais confirme mes trouvailles. "Demander à sa copine de prendre la pilule, c'est vu comme égoïste et dominateur" me confia-t-il. "Celles qui prennent la pilule sont vu comme des filles faciles qui vont coucher à tout va". Quant à son opinion sur la pilule elle-même, il est sans appel "Vous en France, vous acceptez un médicament avec des effets secondaires dangereux à hauteur de 1/10 000. Nous au Japon, nous refusons un si grand risque, 1/100 000 c'est plus sûr."

    En 2013, les statistiques ne sont pas élogieuses à l'égard des femmes qui prennent la pilule au Japon. Les premiers résultats qui nous attirent ont été soulignés dans l'encadré bleu, sur ce tableau intitulé "l'image des femmes qui prennent la pilule". Ainsi, 39.5 % des femmes et 37.2% des hommes pensent que les femmes qui prennent la pilule font attention à leur corps (1), mais 11.4% (femmes) et 28.9% (hommes) des sondés pensent que ce sont des filles faciles (2). Enfin, en (3), 10.5% des femmes et 16.7% des hommes pensent que les femmes qui prennent la pilule font des métiers "nocturnes".

    Source: http://togetter.com/li/437968

    Image des femmes qui prennent la pilule. Source: togetter.com

    Il est vrai qu'en Europe, la pilule a aussi pris un sacré plomb dans l'aile avec le scandale des pilules de 3ème et 4ème génération, et qu'au Japon, somme toute, elle a été introduite il y a tout juste 15 ans dans un contexte historique et culturel bien différent. Pourtant, on s'étonne qu'un pays aussi moderne et avancé peine à donner un accès plus aisé à la pilule (notamment la gratuité pour les jeunes), tandis que le corps médical japonais reste pétri des préjugés (pré)historiques relatifs à la pilule. Tant que l'opinion générale japonaise reste dans l'obscurité de la désinformation, le débat ne pourra pas se positionner en faveur des femmes japonaises et de leur droit à la contraception (indépendamment du partenaire). Aujourd'hui, la pilule ne risque pas de dorer au soleil nippon.

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    1. les japonais sont tres ouverts sur certains points mais peuvent neanmoins etre tres arriérés -_-
      Je ne juge pas leurs idées sur la pilule car il en existe bien en France qui ne l'acceptent pas pour des raisons religieuses ou autres mais il est clair que prendre la pilule ne fait pas de vous une fille facile, je pense plutot que ca fait de vous une personne independante qui ne compte pas sur son copain ou mari pour s'occuper du preservatif, c'est une maniere de prendre les choses en mains (meme si c'est un peu dur pour eux de comprendre qu'une fille qui prend les choses en mains est une fille tout à fait normale u_u)
      En meme temps il est certain que si le partenaire n'est pas "regulier", le plus prudent est d'utiliser le preservatif en plus -_- mais dans un couple de 15ans "d'age" je pense qu'il est envisageable de ne plus l'utiliser et de prendre uniquement la pilule ...
      apres ce n'est que mon avis d'occidentale XD

      Merci pour cet article, je n'avais aucune idee de ce que pouvait etre la popularité de la pilule au Japon !

    2. Bravo pour cet article très instructif. Votre article nous offre une véritable étude sociologique. Je vous remercie, vous et toute l'équipe de DozoDomo, de partager avec nous des articles de qualité :love :love :031 :031

    3. Merci pour cet article très instructif!
      Mais une question me vient à l'esprit. Qu'en est-il du stérilet au cuivre? En ont-ils connaissance? Est-ce introduit au Japon?
      Car je peux comprendre la réticence générale à utiliser une pilule hormonale. Car il est vrai que ça influe très souvent sur le corps de la femme, en bien ou en mal.
      Mais on sait qu'il existe d'autre contraception autre que le préservatif et la pilule, qui est le stérilet au cuivre (je précise au cuivre car le stérilet hormonal revient au même que la pilule hein ^^)
      Donc, où en sont-ils ?
      Merci!

      • La dernière fois que je me suis renseigné, un stérilet en cuivre coûtait plus de 150 euros, n'était pas pris en charge de quelconque façon que la sécurité sociale, et était très peu connu des médecins...Pour trouver le mot en japonais et expliquer à mon amie japonaise ce que c'était, j'ai dû retourner internet !

    4. Dans votre article, vous parlez de "sexisme"...
      Ce n'est pas de sexisme qu'il faut parler, mais de MACHISME.

      Pour info, SEXISTE = partisan du sexe (en Français)

    5. Article passionnant... Merci pour cette découverte du Japon.

    6. De loin le meilleur article que j'ai pu lire sur ce sujet, bravo!!!

      Le gouvernement japonais a intérêt à freiner la pilule avec sa natalité catastrophique.
      Le corps médical japonais garde soigneusement son gros gagne-pain car un avortement non-remboursé coûtant minimum 800 à 1000 euros, c'est beaucoup plus rentable que de prescrire la pilule et encore faut-il qu'elle soit au bon dosage.

      Les gynécologues japonais sont d'ailleurs de réels incompétents. Consultation chez 3 d'entre eux, 5 minutes chaque fois, 80 euros à la sortie, 6 mois de traitement et aucun capable de soigner une banale infection...il a fallu aller chez la gynéco en France qui en 5mn trouva l'origine mais avait pris au total 20mn pour tout vérifier si déjà.
      10 jours plus tard guérie, pourtant une japonaise ou une française sont pareillement constituées CQFD.

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