Le Thon Libre (oui, c'est un pseudo) vous livre un regard différent sur le Japon. Actualité, polémique, vie quotidienne, ses écailles ne supportent pas la langue de bois. Son but unique, tenter de vous ouvrir les yeux sur ce qu'est la réalité du pays. Nager avec lui dans ses eaux éloignées des côtes, c'est l'assurance de faire un voyage vers la vraie connaissance. Le Thon libre aime le Japon et il déteste ça. Mais plus que tout, il adore le détester...

Tōkyō rocks

jeudi 19 août 2010 / Vincent Ricci

A l'instar de ma partenaire Poopsy, j'aimerais vous parler de ce qu'on peut ressentir en tant qu'étranger au Japon.

Si Poopsy admet avoir souffert d'un "Tōkyō blues", pour ma part, je dirais plutôt que "Tōkyō rocks" !


Pour un homme autour de la trentaine déjà habitué aux grandes villes, Tōkyō est une ville extraordinaire.

Ce qui pourrait être une raison du "Tōkyō blues", pourrait aussi bien être une du "Tōkyō rocks". Tōkyō est une ville qui ne dort jamais. Une ville où tout est à découvrir et qui fourmille de petites choses enivrantes. Toutes les deux minutes, nos yeux, notre coeur, notre inconscient est stimulé par une multitude de nouvelles choses.

Oui j'aime les game centers, le karaoke et les AKB48. Mais réduire mon sentiment envers le Japon à ces trois critères serait plus que réducteur, du moins je l'espère !


Poopsy nous disait ne pouvoir trouver d'explications à son récent blues. De la même manière, je ne m'explique pas pourquoi je me sens si bien à Tōkyō.

Certes, l'idée de se savoir si loin de son pays d'origine, de vivre une expérience unique et j'espère formatrice peut être une explication suffisante, mais pour autant, je ne sais pas si je l'aurais vécu de la même façon en Chine ou en Australie par exemple.


Contrairement à Poopsy, je parle un peu japonais. Du moins je l'apprends. Ce qui me donne l'occasion d'avoir des contacts un tantinet plus poussés avec les locaux. Le simple fait de les voir me comprendre me remplit à chaque fois le coeur de joie. Le hic, c'est qu'à partir du moment où vous commencez à leur parler japonais, ils considèrent que vous le parlez parfaitement et vous enchaînent en parlant très vite. Là, c'est vraiment galère.


Ensuite, j'aimerais réagir au premier billet de l'Anguille Enragée sur les Japonaises et leur soi-disant technique de l'araignée. Elle tisserait une toile pour attraper l'homme et le bouffer par la suite.

Je ne pense pas être le mieux placé pour juger de cela, l'intuition féminine me faisant logiquement défaut.

J'ai cependant remarqué à plusieurs occasions, et à mon encontre, des oeillades de plus ou moins jolies filles, des sourires qui veulent dire "tu veux m'inviter à boire un verre au café du coin ?", et mieux encore, des mains posées sur ma cuisse dans le métro, mais sans faire exprès "bien sûr". Des scènes comme celles-ci, il ne m'est arrivé d'en vivre qu'à de très rares reprises en France.

C'est un fait. Au Japon, il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes. Donc si chasse il y a, il s'agit bien d'une chasse à l'homme. Il me semble aussi établi que le mariage est quelque chose de primordial dans la vie d'une femme japonaise. Autant dire que pour certaines, je précise bien pour certaines, qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Pour un homme, qui plus est un homme fiancé ou marié, la Japonaise est le piège ultime. Souvent mignonne, très féminine en dépit de formes peu généreuses, dévouée à son mari, c'est le rêve de tout homme du XXème siècle. Le Japon, c'est la véritable île de la tentation. Il faut être vraiment sûr de la force de son couple avant de tenter cette expérience.

De prime abord, elle semble extrêmement facile à séduire, surtout pour un occidental. Un sourire échangé, un petit mot, et l'affaire est dans le sac. Malheureusement, ou heureusement, mon expérience s'arrête là et je ne saurais vous dire si cette impression est fondée ou non.

Attention toutefois, si les premiers instants d'une relation semblent idylliques, dans certains cas, une fois mariée et mère, vous n'existez plus pour elle. Bien entendu, je grossis le trait, je n'oserai parler d'une majorité, mais ces expériences m'ayant été relatées par plusieurs personnes, j'ai jugé qu'elles pouvaient tout de même représenter une partie des femmes du Japon.

Les Japonaises ne sont pas toutes vénales. J'ose espérer que la majorité d'entre elles sont sincères dans leurs sentiments et que les oeillades qu'elles me lancent quotidiennement sont dues à mon physique attractif... et non pas à mon porte-monnaie ou mon passeport français.


Il est forcément très flatteur pour un étranger de se faire ouvertement draguer de la sorte, et je pense que c'est un élément à prendre en compte dans ma réflexion concernant mon bonheur d'être au Japon...

Mais ne le répétez pas, Poopsy pourrait entendre.

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  1. on veut des vidéos en caméra caché pour preuve...

  2. @ Sokea : je peux en témoigner !!!
    @ Vincent : j'ai tout entendu :wink

  3. ah ! ah ! on comprend mieux !!
    très intéressant les femmes japonaises vues par LE THON LIBRE !
    ce que nous avons constaté : effectivement les jeunes filles établissent
    le contact spontanément...plusieurs ont souhaité être prises en photos avec moi
    avec mon mari ! au restaurant , elles interpellent , rient très fort !
    Les femmes ( 20-40 ans ) semblent plus réservées ( certaines soumises
    en présence de leur mari ! )et les plus âgées semblent curieuses
    , elles me touchaient , me questionnaient...mon LOOK
    les surprenait ! :conf
    mon mari adore les cosplays et les AKB48 aussi !
    il confirme que la japonaise est une femme attirante ...
    finalement je vais peut-être partir seule !!

  4. U.U
    Voilà ce qui confirme les propos des habitants du lac en colère.

  5. :smi c'est le contraire en France parce que les hommes sont invisibles et les filles se font draguer tout le temps. Mon frere est ignoré et moi on me poursuit dans la rue. :lol

  6. haha je comprends pourquoi vous m'avez dit de lire cette page en attendant la réponse de Poopsy! Là aussi il y a de quoi débattre! Etant fiancé à une Japonaise, je dois aussi faire attention à ce que je dis... Mais effectivement les oeillades, les sourires etc, juste parce qu'on est occidental, ça arrive. Malheureusement le pauvre bougre qui croit au grand Amour pour si peu se retrouve vite en instance de divorce, voilà pourquoi énormément de mariages mixtes se soldent par une séparation douloureuse. Voilà pourquoi, aussi, je dois obtenir un "certificat d'aptitude au mariage" (c'est pas une blague c'est le nom du papier) pour pouvoir m'unir à ma douce, et me soumettre à une éventuelle enquête de voisinage etc etc...

    On ne badine pas avec l'amour, et si certaines midinettes locales nous tentent parfois de leurs regards charmeurs, n'oublions jamais que celui qui veut voyager loin ménage sa monture... hum hum mauvaise image...

    Pour revenir au Tokyo Rocks, je comprends tout aussi bien qu'on s'épanouisse au Japon (puisque c'est mon cas), comme je comprends qu'on puisse ressentir quelques malaises, aussi discrets soient-ils. Poopsy l'a bien dit dans son billet, il s'agit avant tout de sensibilités, d'histoires personnelles, de façon d'appréhender les choses etc...

    En tout cas, profitez de ces différences de ressentis pour vous enrichir tout comme je profite des immenses différences culturelles au sein de mon couple pour nous enrichir à chaque instant! :029

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