#28 - S'installer au Japon, démarches (partie 3)

samedi 25 avril 2015 / Amandine Coyard

Le Gaijin Cafe de la semaine est de nouveau consacré aux démarches à entreprendre lors d'un emménagement au Japon, au programme : se déplacer et régler les affaires de la vie quotidienne !

1-Transport au Japon, du commun au privé
2-Payer ses factures
3-Domestiquer son combini
4-Un vélo pour les déplacements quotidiens

1-Transport au Japon, du commun au privé

Formant un des plus gros budgets dans la vie quotidienne japonaise, le transport de manière générale est considéré comme relativement cher au Japon bien que souvent très efficace.

Dans un premier lieu, touriste ou habitant, on en vient toujours à emprunter au moins une fois les transports en commun japonais. Trains, métros ou bus, il paraît fortement utile de s'équiper d'une carte prépayée à recharger pour pouvoir les emprunter de manière fluide. Les deux grands marques de cartes disponibles à Tokyo sont Suica et Pasmo ainsi que leurs déclinaisons régionales. Autrefois, elles étaient spécialisées et ne pouvaient être utilisées que sur un seul réseau mais depuis 2009 les deux sont interchangeables et utilisables dans les autres grandes villes nippones. À noter qu'elles ne servent pas qu'à emprunter les transports en communs, on peut également payer son coin locker, au distributeur de boissons, dans un parking ou même dans certains conbini. Sans être obligatoire, une de ces deux cartes semble relativement indispensable si l'on est amené à se déplacer dans un réseau de transports en commun complexe en terme de tarifications ou de changement de ligne comme peut l'être celui du Tokyo intérieur. À noter également que si vous ne l'avez pas et que vous êtes pressé, un bon conseil est de choisir le ticket le moins cher puis effectuer un "fare adjustement" juste avant de sortir du réseau, ce qui peut éviter de longues minutes de recherche.

Autre moyen de se déplacer, un véhicule personnel, car ce conseil est de plus en plus connu mais conduire avec son permis français est possible : il suffit de le faire traduire. Il n'y a pas que le permis français qui est concerné : belge, suisse, allemand... Il vous suffit d'envoyer une photocopie de votre permis avec un timbre fiscal de 3.000 yens à la Fédération Automobile du Japon et vous recevrez sous une dizaine de jours (seulement à une adresse au Japon) une traduction de votre permis en japonais qui vous permettra accompagnée de votre permis français original de conduire sur les routes japonaises avec votre véhicule ou un véhicule de location. Il faut avoir conduit pendant 3 mois dans le pays d'émission du permis (passeport faisant foi) et elle n'est valable qu'un an après l'entrée sur le territoire japonais. Au delà, il faut théoriquement faire une traduction totale de votre permis dans une bureau de la Fédération, un test de votre connaissance du code de la route et de votre vue suffiront à effectuer cette démarche.

2-Payer ses factures

Un des avantages certains de vivre au Japon est la possibilité de payer presque toutes ses factures au conbini du coin et ce jusqu'à un mois après réception de celles-ci. Tous les services auxquels j'ai souscrit ont tenté de me faire passer au virement automatique mais il est toujours possible de choisir cette première option. Une fois votre facture d’électricité ou de gaz par exemple reçue par voie postale, il vous suffira de l'amener dans votre conbini préféré directement à la caisse. Après avoir cliqué sur l'écran pour accepter le montant, vous pourrez régler celle-ci. Ce mode de paiement permet de gérer son budget selon ses contraintes et de bénéficier d'un peu de mou avant de se délester de sommes qui peuvent être conséquentes.
Les seules factures que je ne paye pas de cette façon sont mon forfait de téléphone et mon loyer, qui se règlent respectivement par virement automatique et virement bancaire manuel. Même les échéances de l'assurance maladie japonaise se règlent au conbini. Il vous est donc également possible de payer toutes vos factures par débit automatique de votre compte japonais ou étranger, en sachant qu'il y a souvent une commission sur les débits internationaux qui peut être conséquente.

combini

3-Domestiquer son combini

Car le conbini ne sert pas seulement à payer vos factures ! Il n'a pas volé son nom de convenient store, le magasin pratique : achat divers et variés, distributeurs d'argent, de ticket, relais colis, tout est possible ! Et ce, même à 3 heures du matin si cela vous arrange ! Les services diffèrent selon les marques de conbini mais vous pourrez en grande majorité y payer, envoyer et recevoir des colis, réserver des tickets pour Disneyland ou le musée Ghibli, acheter un billet d'avion intérieur, acheter des timbres et envoyer du courrier, etc. La liste est longue et dépend de la franchise.

Il reste donc bon d'apprivoiser les conbini les plus proches de chez soi pour se rendre la vie beaucoup plus facile au quotidien.

4-Un vélo pour les déplacements quotidiens

On ne le soupçonne pas forcément avant de venir au Japon mais le vélo est une véritable institution ici et selon les endroits où vous habitez, c'est souvent le premier investissement à faire une fois installé. S'en procurer n'est pas si onéreux ni difficile, le marché de l'occasion étant quelque chose d'à la fois développé et surtout rentable au Japon. Vous pourrez vous en procurer un neuf à partir de 10.000 yens (environ 80 euros) mais d'occasion vous pourrez vous en tirer pour 3.000 yens (22 euros). Vous n'aurez pas un V.T.T. pour ce prix mais plutôt un vélo de type hollandais qui conviendra pour des trajets quotidiens et surtout pour des personnes de tailles moyennes. Si vous êtes grand, vous n'aurez peut-être pas d'autres choix que de vous tourner vers les V.T.T. qui se trouvent plus autour de 30.000 ou 60.000 yens selon le modèle.

Les vélos au Japon sont immatriculés et si vous l'achetez dans un magasin, l'employé devrait vous faire remplir le papier nécessaire (numéro de téléphone, adresse, nom) et l'envoyer pour vous à la police. Dans l'autre cas, vous devrez vous rendre dans un poste de police afin d'effectuer le changement de propriétaire. Une étape que beaucoup auront envie de sauter mais il faut savoir qu'en cas de contrôle, et même si vous êtes en règle en dehors de cela, c'est beaucoup de temps et peut-être d'argent que vous risquez de perdre. Les vols de vélos ne sont pas légion au Japon mais lorsqu'ils arrivent, ce certificat de possession fait foi et si votre ami ou la personne qui vous a vendu le vélo a quitté le territoire depuis, vous n'aurez pas d'autres moyens de prouver qu'il est bien à vous. Ceci est la théorie, dans la pratique, je ne connais personne qui s'est fait contrôler ou a eu des soucis mais vous retrouver sur un vélo volé pourrait vous poser problème.

A bientôt pour de nouveaux trucs et astuces sur la vie quotidienne au Japon !