• Les kofun de Mozu-Furuichi inscrits au patrimoine mondial de l'humanité

    samedi 6 juillet 2019 / Vincent Ricci

    Et de 23 !

    Après les temples et sanctuaires de Nikko, les villages de Shirakawa-go et Gokayama, ou encore le Mont Fuji pour ne citer que les plus célèbres, le Japon compte désormais un 23e site inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

    L'heureux élu officiellement a été inscrit sous le nom "Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi : tertres funéraires de l’ancien Japon". Situé sur un plateau au-dessus de la plaine d’Osaka, ce bien comprend 49 kofun (« anciens tertres » en japonais). Tumuli de tailles variées, les kofun peuvent prendre la forme de « trous de serrure », de coquilles Saint-Jacques, de carrés ou de ronds. Ces lieux de sépulture des membres de l’élite recèlent des objets funéraires (armes, armures, décorations). Ils étaient décorés de sculptures en argiles, les haniwa, qui peuvent prendre la forme de cylindres ou de formes figuratives (maisons, outils, armes, silhouettes humaines…). Les kofun sélectionnés, sur les 160 000 que compte le pays, forment la plus riche représentation matérielle de la période Kofun, du IIIe au VIe siècle de notre ère. Ils illustrent les différences de classes sociales de cette époque et témoignent d’un système funéraire très perfectionné. Ces lieux funéraires ont donc une importance majeure dans l'histoire du Japon car la période qui va d'environ 250 à 538 a pris le nom de kofun.

    Le plus impressionnant de ces kofun est sans conteste le Kofun Daisenryō situé à Sakai près d'Osaka. Le lieu entouré de plusieurs douves s'étend sur 840 mètres de long et 300 mètres de large. Il abriterait la sépulture de l'empereur Nintoku et serait la plus grande tombe du monde. Géré par l'Agence impériale, son accès est strictement interdit et quasiment aucune fouille n'y a été effectuée depuis 1500 ans.