• Rencontre avec Misaki Iwasa, ancienne membre des AKB48 et chanteuse d'enka

    dimanche 14 avril 2019 / Carole B

    Inutile de vous le rappeler, nous aimons les idoles sur le site. Et si nous vous écrivons cela aujourd'hui, c'est parce que nous allons partager avec vous notre interview avec Misaki Iwasa. Appelée aussi Wasamin par ses fans, elle a fait partie du groupe AKB48 pendant une dizaine d'années, qu'elle a quitté en 2016 pour se consacrer à sa carrière de chanteuse... d'enka. Une belle reconversion en somme. Invitée à la Japan Expo l'année dernière, nous avions pu échanger avec elle pendant une demi-heure sur sa carrière entre autres.


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    DozoDomo : Bonjour ! Tout d'abord, pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter s'il vous plaît ?

    Misaki Iwasa : Bonjour ! Je m'appelle Misaki Iwasa. Je suis une chanteuse japonaise. (en français, ndr) Je chante principalement des chansons du genre "enka".

    DozoDomo : Avant de devenir une chanteuse d'enka, vous étiez dans les AKB48. Comment êtes-vous rentrée dans ce groupe ?

    M.I. : Depuis que je suis petite, je rêvais de devenir une chanteuse. Alors j'ai passé de nombreuses auditions, sans succès. Mais un jour, j'ai vu une publicité d'une audition pour devenir idole, dans un magazine. Ce fut la première fois que je faisais ce genre d'auditions, et j'y suis allée en pensant que je n'allais pas réussir. Mais il s'avère que je l'avais réussi donc j'étais très contente.

    DozoDomo : Comment avez-vous effectué ce passage du monde des idoles au monde de l'enka ? Ce sont deux mondes tout de même très différents !

    M.I. : Dans les événements organisés pour les AKB48, il y a eu une compétition de karaoké un jour. Et lors de celle-ci, j'ai chanté du enka et j'ai gagné. Le producteur ayant vu ma performance, m'a dit : "Mais pourquoi ne te lancerais-tu pas dans l'enka ?". C'est comme cela que j'ai commencé.

    DozoDomo : Qu'est-ce que vous a apporté votre expérience chez les AKB48 dans votre carrière de soliste ?

    M.I. : Outre ma forte motivation et l'envie de toujours bien faire, je pense qu'elle m'a apporté beaucoup sur ma relation avec le public. Ce n'est pas facile de parler dans le micro, de faire participer et de rendre le public joyeux, de le faire rire. C'était un véritable exercice.

    DozoDomo : En France, peu de personnes connaissent le genre "enka", la J-pop et la J-rock étant plus populaires. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur celui-ci ?

    M.I. : L'enka, c'est la chanson traditionnelle japonaise ancienne. Dans ce style de musique, les thèmes qui ressortent le plus sont les relations amoureuses entre adultes, ou encore les séparations par exemple. Dans les paroles, les différents paysages du Japon reviennent souvent et c'est le style de musique qu'on chante en étant habillé en kimono.

    DozoDomo : Que ressentez-vous intérieurement lorsque vous chantez vos chansons ?

    M.I. : Quand je chante de l'enka, j'essaye toujours que les différentes relations, les différents endroits et paysages que j'évoque soient facilement reconnaissables, que les gens puissent les imaginer dans leur tête. Donc on peut dire que je suis constamment soucieuse que les autres me comprennent lorsque je chante.

    DozoDomo : Quelles sont les artistes qui vous influencent le plus ? Quel est votre univers musical ?

    M.I. : C'est difficile de choisir car il y en a beaucoup. J'écoute plusieurs genres différents, que ce soit du enka, de la musique d’idoles ou de la J-pop. Mais l'artiste qui m'a le plus marquée, c'est celle dont j'ai repris la chanson lors du concours de karaoké des AKB48 dont j'ai parlé avant. C'est une chanson de l'artiste Ishikawa Sayuri. J'adore vraiment sa voix, elle est vraiment magnifique. Vous connaissez Ishikawa Sayuri ?

    DozoDomo : (Nous étions deux mais étant la seule à connaitre, j'ai pris la parole.) Oui, en ce qui me concerne, je connais.

    M.I. : Et vous aimez aussi cette artiste ?

    DozoDomo : J'adore mais je ne connais pas beaucoup de chansons. Je connais sa plus célèbre qui est "Tsugaru Kaikyô Fuyugeshiki" (que nous pourrions traduire par Le Détroit du Tsugaru ~ Une vue d'hiver, ndlr). A ce propos, est-ce que c'est cette chanson que vous avez reprise pendant le concours ?

    M.I. : Oui, c'est celle-là que j'ai chantée.

    DozoDomo : D'accord. C'est une superbe chanson, même si elle est triste aussi.

    M.I. : Effectivement, elle est triste, mais elle est magnifique. C'est une très bonne chanson.

    DozoDomo : Concernant votre récente collaboration avec Cécile Corbel, quel a été votre ressenti sur cette expérience en duo avec une artiste française ? C'était une première pour vous, n'est-ce pas ?

    M.I. : J'étais vraiment super contente de chanter avec Cécile Corbel. Ca m'a étonné au début, mais je me suis beaucoup amusée même en chantant sur scène et j'espère pouvoir collaborer avec elle à nouveau. J'espère aussi que le public a apprécié notre duo.

    DozoDomo : De mémoire, vous êtes venues trois fois en France. Qu'est-ce qui vous passionne tant dans notre pays pour que vous veniez nous voir aussi souvent ?

    M.I. : Il y a beaucoup de raisons. La ville de Paris est extrêmement belle, les gens sont gentils et la nourriture est très bonne. On peut peut prendre des photos très chics aussi. Il y a un mot en japonais qui est très utilisé ces derniers temps, c'est "insta-bae" (インスタ映え). C'est utilisé sur Instagram, pour désigner les belles photos, que ce soit avec des personnes ou de la nourriture. Quand on marche dans Paris, toute la ville est "insta-bae". C'est pour ça que j'adore la France.

    DozoDomo : Paradoxalement, nous avons aussi cette vision là du Japon quand nous y allons. [...] Concernant les relations entre nos deux pays, qu'est-ce que vous ressentez lorsque vous voyez cette engouement envers votre pays, votre culture ?

    M.I. : J'étais vraiment étonnée de voir autant de gens attirés par notre culture. Et j'étais aussi impressionnée par le fait qu'autant de français puissent parler le japonais et essaye de l'apprendre. Ça m'a fait réfléchir, et peut-être devrais-je étudier le français ? (rires)

    J'adore aussi les anime et le fait de voir les Français à fond sur ce genre de choses, ça me rend heureuse ! Nous avons cette passion en commun.

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    Nous remercions Japan Expo pour avoir rendu possible cette rencontre. N'hésitez pas à regarder sa page officielle sur le site de son agence pour plus d'informations sur sa discographie entre autres. Vous pourrez aussi y retrouver son pseudonyme sur les réseaux sociaux, tels que Twitter et Instagram. Pour finir, n'oubliez pas d'acheter ou d'écouter légalement son nouveau single, intitulé Koi no Owari Sangenjaya, sorti le 13 février 2019.

    Crédit photo : Strati Art & Co ©2018

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