• Malgré une population double, il y a autant d'accidents de la route mortels au Japon et en France

    mercredi 9 janvier 2019 / Violaine Toth

    A peu de choses près la population du Japon est le double de celle de la France (126 millions contre 66). Malgré cette différence de taille, il n'y y a pas plus d'accidents de la route.

    Le bilan des décès sur les routes japonaises est tombé à 3,532 en 2018 (3,448 en France en 2017), a annoncé samedi la police nationale, un chiffre inférieur de 162% à celui de 2017 et au plus bas depuis la tenue des statistiques sur les décès par la route en 1948.

    La préfecture d'Aichi a enregistré le plus grand nombre d'accidents mortels de la route avec 189 morts, suivi de Chiba (186) et de Saitama (175), tandis que les préfectures de Tottori et de Shimane avaient les taux les plus bas (20), a rapporté Fuji TV.

    La police a attribué cette baisse à une répression policière plus intense des infractions au code de la route et à des tests plus stricts pour les personnes âgées qui renouvellent leur permis de conduire. Pour autant, le nombre de décès chez les personnes âgées de 65 ans n'a que très peu diminué (1,666 personnes), et représente encore 55,7% du nombre total de victimes.

    Au Japon, les autoroutes affichent 80 km/h comme vitesse maximale autorisée. Dans les faits, les automobilistes conduisent tous autour de 90/100, rarement au-dessus. Mais là où se trouve la grande différence, c'est au niveau de l'alcoolémie. Au Japon, c'est quasiment tolérance zéro puisque le taux autorisé est de 0,15 mg/L (soit 0,03%). Si vous le dépassez, c'est confiscation du permis, une très grosse amende et parfois même direction prison.