• Un voleur rattrapé par un agent de sécurité se défend avec ses excréments

    samedi 5 septembre 2015 / Sophie Hirsch

    Jeudi 3 septembre après-midi, Higashi Ward, Nagoya. Un homme de 59 ans entre dans le centre commercial local. Après avoir choisi deux rôtis de porc, l'homme les dissimule afin de quitter les lieux sans payer. Pas de chance, un agent de sécurité le remarque, et une poursuite s'ensuit.

    Pas de chance non plus, l'agent est plus jeune et plus rapide que le voleur, et, très vite, il arrive à le rattraper et à le saisir à l'épaule avant qu'il ne puisse s'échapper par le parking. C'est alors que l'agent est frappé par une contre-attaque inattendue.

    D'après la police, le suspect est accusé de vol à l'étalage, mais aussi de "jet d'excréments" vers l'agent de sécurité dans le but de réussir à s'échapper. Le voleur nie fermement cette revendication dans sa déclaration :

    “J'ai été si surpris que j'ai accidentellement chié dans mon pantalon. J'ai volé dans le supermarché, mais je n'ai pas jeté de caca !”

    Qui croire ? Pas évident de plonger sa main dans son pantalon souillé pour tenter d'y piocher son propre caca ! Encore moins évident d'utiliser son caca pour se défendre...

    Malheureusement, l'article source de l'Asahi Shimbun ne nous en dit pas plus mais les internautes japonais ont émis des commentaires assez pertinents sur les circonstances de l'incident :

    “Je respecte la personne qui arrive à avoir de la m.. prête à jeter aussi rapidement que cela."
    “C'est quoi ce mec, un gorille ?”
    “C'est comme une pieuvre ou un poulpe qui utilise son encre pour pouvoir s'échapper !”
    “Wow. Je n'ai jamais été surpris de la sorte...”
    “Ont-ils du garder l'étron comme preuve ?”
    “Ont-ils remis les rôtis de porc en rayon ?”

    La dernière question semble en effet essentielle...

    Trêve de plaisanterie. D'un point de vue légal, à l'origine, le suspect aurait du juste être accusé de vol à l'étalage, et, parce que les rôtis étaient des marchandises assez bon marché (seulement 1,960 yen/ environ 15€) il s'en serait probablement sorti avec un avertissement et peut-être quelques jours de prison. Or, avec cette "attaque au caca" il aura à purger une peine de 5 ans de prison minimum s'il se révèle qu'il est coupable.

    Reste donc aux équipes d'investigation d'étudier les marques d'éclaboussures sur les lieux de l'attaque afin de déterminer la trajectoire du caca et de trouver s'il a été délibérément utilisé comme une arme ou pas. Cela inspirera peut-être très bientôt les scénaristes des "Experts", qui sait ?