Peine de mort par pendaison pour le tueur fou d'Akihabara

mardi 3 février 2015 / Amandine Coyard

Le 8 juin 2008, Tomohiro Kato se lançait à pleine vitesse à bord d'un camion de location dans la rue principale d'Akihabara, piétonne le dimanche. Après avoir tué sur le coup et blessé 5 personnes en tout, il est sorti du véhicule et a poignardé 12 autres personnes. Les résultats de cette folie meurtrière : 7 décès, 10 personnes blessées, ainsi que toute une population choquée de ne plus se sentir en sécurité dans le quartier très fréquenté d'Akihabara. La tradition de rendre piétonne cette rue le dimanche avait été également supprimée et ce n'est qu'en 2011 qu'elle avait ré-ouvert.

Hier, après plus de 4 ans de procès, la peine de mort par pendaison pour Tomohiro Kato a été confirmée. Ses avocats avaient demandé la clémence des juges, notamment puisque Tomohiro Kato possède un passif d'abus familiaux et qu'il était le sujet de harcèlements à l'époque. Néanmoins, les juges ont considéré que son attaque était préméditée, que Tomohiro avait également hésité avant de la lancer -il avait remis son plan à plus tard 3 fois- prouvant qu'il était conscient de la gravité des faits qu'il allait accomplir, et qu'un plan aussi méticuleux ne pouvait que provenir d'un esprit mentalement compétent. Ce sont donc la "préparation méticuleuse" de son attaque, son intention ferme de tuer, et l'impact sur la société japonaise qui ont pesé dans la balance lors du procès.

Cet incident avait remis sous le feu des projecteurs les problèmes qu'ont de nombreux jeunes japonais à s'insérer dans une société rigide où ils sont contraints de vivre de petits boulots instables, et qui poussent certains à recourir au pire. Tomohiro Kato avait en effet affirmé dans son témoignage avoir voulu montrer à toutes les personnes dont il estimait avoir été la victime les conséquences de leurs actes.

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  1. Hum... du coup je suis curieux de voir la réaction des japonais suite à cette décision.
    Est-ce que la peine de mort suite à cet acte ne pourrait pas être interprétée (à tort ou pas) comme une volonté de la part du gouvernement japonais de "supprimer" le responsable de ces actes et de renier leur part de responsabilité dans les raisons qui ont poussé cette personne à commettre une telle chose ?

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