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L'otage japonais Kenji Goto a été assassiné

C'est dans la stupeur la plus totale que le Japon s'est réveillé ce matin en apprenant l'exécution brutale de l'otage Kenji Goto, journaliste de 47 ans retenu par l'Etat Islamique depuis près de deux semaines.

Alors que des négociations semblaient être engagées en début de semaine, ces derniers jours laissaient craindre le pire alors que les preneurs d'otages ne donnaient plus aucune nouvelle.

Après avoir pris connaissance de la diffusion d'une vidéo de l'exécution sur YouTube, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, très ému en conférence de presse, a qualifié cette dernière d'acte "de terrorisme ignoble". "Nous ne pardonnerons jamais aux terroristes", a-t-il poursuivi. "Le Japon est fermement résolu à prendre ses responsabilités en lien avec la communauté internationale pour combattre le terrorisme" et pour que les responsables "soient traduits en justice". Il a également annoncé qu'il n'abdiquera pas face à un "terrorisme inadmissible."

Les réactions internationales sont unanimes. Tous les importants chefs d'Etats condamnent avec la plus grande fermeté ce meurtre innommable. François Hollande a assuré que "la France était solidaire du Japon dans cette nouvelle épreuve", le Premier ministre britannique David Cameron a qualifié cet acte de "méprisable" et "d'effroyable". "C'est un rappel de plus que l'EI est l'incarnation du mal, sans égard pour la vie humaine." a t-il ajouté.

Barack Obama a parlé lui de "meurtre odieux".

DozoDomo a rencontré des Japonais ce matin. Ils nous livrent leurs premières réactions.

"C'est horrible. Nous pensions être à l'abri de ce genre de menace. Je suis très triste pour la victime et j'ai peur de l'avenir. Comment devons-nous réagir ?", Yuko N., 33 ans, hôtesse de l'air

"Personne ne mérite une telle fin. Je ne comprends pas tellement les motivations de l'Etat islamique. Pourquoi s'en prendre à un Japonais, alors que nous sommes un peuple pacifiste ?", Satoshi H., 37 ans, analyste financier

"Je pense que nous sommes en sécurité au Japon, donc je ne suis pas inquiet personnellement pour ma vie. Interdisons à nos ressortissants d'aller dans ces zones de guerre, et nous n'aurons plus jamais à faire face à ce genre de situations". Kazuyuki S., 49 ans, agent immobilier.

"Je n'ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Je suis très en colère. Je comprends qu'il ne faille pas payer de rançon, mais à une situation exceptionnelle, je m'attendais à une réaction exceptionnelle du gouvernement. Je considère qu'il s'agit d'un échec d'Abe". Tomohiro W, 36 ans, salaryman.

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