• Hafu : un film pour se faire entendre

    Une illustration de la situation tendue des métisses japonais
    jeudi 22 janvier 2015 / Sophie Hirsch

    Le Japon, comme tous les pays, prend aujourd'hui conscience de sa propre diversité raciale. Avec la circulation croissante d'individus de toutes nationalités dans le monde entier, on constate aussi au Japon qu'il y a un nombre croissant de personnes ayant un héritage mixte. En 2009, deux "Hafu" ("à moitié japonais"), Megumi Nishikura et Lara Perez Takagi, toutes deux cinéastes, lancent le projet Hafu.

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    Photo ZVG

    L'idée ? Réaliser un film documentaire sur la vie et les expériences de cinq autres métisses japonais. Comment vivre sa propre identité pluriculturelle dans un pays traditionnellement mono-ethnique ? Certains de ces hafu n'ont connu que le Japon. D'autres le visitent pour la première fois dans l'idée d'en apprendre un peu plus sur leur héritage japonais.

    Le film cherche à rompre avec le paradigme «une nation, une culture, une race» qui a façonné une grande partie de l'image-reflet du Japon contemporain, et il représente un argument convaincant pour la réalité hybride de l'identité japonaise aujourd'hui. Les deux jeunes cinéastes mettent ainsi la lumière sur les difficultés de ces hommes et ces femmes qui ne rentrent pas dans des catégories communes d'appartenance, et elles leur offrent une plate-forme pour se faire entendre.

    Si vous êtes orléanais, rendez-vous le 30 janvier au 108 pour un "aperaudio" organisé par Radio Campus Orléans (plus d'infos sur l'évènement Facebook de l'aperaudio).

    Découvrez la bande annonce du film Hafu :

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    1. :007 Oui, j'ai hâte d'aller le voir. J'espère seuleument qu'il sera un peu moins léger et mieux travaillé en profondeur que "Darling wa Gaikokujin"film d'il y a quelques années sur le mariage mixte. Etre half au Japon semble être un avantage, en particulier à partir du lycée. Il suffit de voir le nombre de célébrités à la télé, et comme ils sont représentés dans les publicités et les catalogues. Dans la petite enfance, c'est moins facile, et tout semble malheureusement dépendre aussi de la deuxième nationalité... et si l'enfant est peu ou très typé "Gaijin". J'ai entendu des exemples de cas de brimades vraiment dures qui se sont passées il y a une vingtaine d'années. Mais à l'heure actuelle, avec la recrudescence du nombre de naissances d'enfants métisses dans le pays, tout cela s'arrange peu à peu. On estime qu'ils seront en moyenne 1 par classe de primaire d'ici une quinzaine d'années !

      Kansaijin
      http://lejapondekansaijin.over-blog.com/

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