• Sélection manga : Jabberwocky, d'Hisa Masato et 6000, de Nokuto Koike

    samedi 17 janvier 2015 / Motoko

    Jabberwocky, d’Hisa Masoto, chez Glénat

    © Masato Hisa / Kodansha Ltd. / Glénat

    © Masato Hisa / Kodansha Ltd. / Glénat

    Dans un décorum très "Angleterre victorienne", les dinosaures n’ont pas tous disparu, ils ont évolué en êtres intelligents, et se sont cachés de l’humanité pour survivre. Hantés par la peur de leur quasi-extinction, certains ont rejoint l’humanité et ont embrassé diverses causes scientifiques, comme l’astronomie, la chimie et la biologie...
    D’autres, sont obsédés par leur "droit d’aînesse" sur ce monde et tirent les ficelles de la politique dans l’ombre, quand ils ne tentent pas tout simplement de reprendre la domination du monde aux humains. Les deux protagonistes de l’histoire sont Lily et Sabata Van Cleef. La première est une espionne, alcoolique, reniée par sa famille. Le second, pistolero d’exception, est un dinosaure, plus précisément un oviraptor.

    Après avoir recruté Lily lors d’une mission en Russie, ils travaillent pour Chateau d’If, une organisation secrète spécialisée dans les faits étranges et les exactions de clans sauriens, exactions impliquant en général la révélation de l’existence des dinosaures ou des bouleversements de la religion et de la science.

    La bande-annonce de Jabberwocky

    Lire un extrait de Jabberwocky

    Hisa Masoto nous livre une histoire originale, cohérente, et prenante qui donne envie de lire la suite rapidement. Les personnages principaux sont singuliers et collent parfaitement au scénario. Les scènes sont très bien découpées, mais, même si l’auteur utilise savamment les aplats et les jeux de contraste, il n’est pas sûr que cela plaise à tout le monde, car certain risquent de s’y perdre un peu au cours de leur lecture. Malgré tout, Jabberwocky est un manga efficace.

    6000, de Nokuto Koike, chez Komikku

    © Nokuto Koike / Gentosha Comics inc., Tokyo / Komikku

    © Nokuto Koike / Gentosha Comics inc., Tokyo / Komikku

    Quelque part en mer des Philippines, un immense complexe sous-marin appelé "Cofdeece" repose à 6.000 mètres de profondeur. Fruit d’une collaboration tendue entre une entreprise japonaise et son partenaire chinois, cette infrastructure a été autrefois le théâtre d’un très grave accident qui a décimé tous ses occupants de l’époque.
    Trois ans après ce drame, Kengo Kadokura, un jeune ingénieur quelque peu apathique, est amené à descendre dans les abysses pour préparer la réouverture de la station, alors même que la cause de l’accident reste toujours inexpliquée. Mais très vite, Kengo sera confronté à des visions d’horreur, puis à l’inimaginable…

    Cette série en quatre tomes va ravir les amateurs de suspense et de sanguinolent. Mais, attention, nous ne sommes pas dans une débauche de gore. Tout au long de ce premier tome, Nokuto Koike nous livre de petits indices, des images du passés, afin de nous tenir en haleine et de titiller notre curiosité. On est très vite captivé par le scénario et sa narration bien menée.