• La sonde japonaise Hayabusa-2 decolle pour son rendez-vous en 2018 avec un astéroïde

    mercredi 3 décembre 2014 / Violaine Toth

    Alors que Rosetta et Philae sont toujours au chevet de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, témoin de la formation de notre système solaire, Hayabusa-2 a quitté la terre à 13h22 heure locale (5h22 heure de Paris).

    Après un lancement repoussé à deux reprises en raison des mauvaises conditions météo au-dessus du centre spatial de Tanegashima, dans la préfecture de Kagoshima, la sonde spatiale japonaise a quitté la terre à bord d'une fusée H-IIA. Après une heure et quarante-sept minutes de vol sans incident, Hayabusa-2 s'est séparée du lanceur à l'endroit prévu, selon l'agence japonaise d'exploration spatiale (Jaxa).

    En 2003, le Japon avait déjà lancé la sonde Hayabusa, victime d'avaries mais revenue après sept ans d'errance. Hayabusa-2 a bénéficié des dernières technologies humaines.

    La mission de la sonde japonaise sera d'explorer, "1999 JU3", astéroïde de type C, réputé très riche en carbone et dans un état primitif. Elle devra collecter des échantillons sur un objet âgé de 6 millions d'années – ce qui le place à la naissance de notre système solaire – et de quelques 900 mètres de diamètre orbitant entre la Terre et Mars. La sonde lancée a rendez-vous avec l'astéroïde pour l'été 2018.

    Elle observera dans un premier temps le corps céleste à distance, avant de larguer un véhicule robotisé. Elle passera dix mois à examiner la surface, avant de revenir sur Terre avec ses échantillons fin 2020 afin de nous permettre de tenter de répondre à la même question que la mission Rosetta : identifier les origines de la vie et révolutionner notre compréhension des conditions de formation des planètes. Les scientifiques espèrent aussi que le projet aboutira et que la sonde rapportera des échantillons d'amino-acides prouvant que ces molécules à l'origine de la vie ont été disséminées sur la Terre par des pluies d'astéroïdes.