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Comprendre les relations sino-japonaises grâce à Harry Potter

L'affaire Yasukuni continue à faire des remous, et va jusqu'à éclabousser les médias britanniques. Celle-ci prend en effet une tournure enfantine avec deux comparaisons pour le moins singulière faite dans le Daily Telegraph entre les gouvernements chinois et japonais et Lord Voldemort, personnage bien connu des romans Harry Potter.

C'est l'ambassadeur du Japon en Grande-Bretagne Keiichi Hayashi qui a lancé un nouveau pavé dans la mare le 5 janvier en tissant une métaphore sur les relations politiques actuelles et leur niveau de tension en Asie Pacifique :

L'Asie Pacifique se situe actuellement à un carrefour. Il y a deux chemins possibles pour la Chine. Le premier est de chercher le dialogue, et se soumettre à la loi. Le second est de prendre le rôle de Voldemort dans la région en libérant le démon d'une course aux armements et une escalade des tensions, bien que le Japon ne poursuivra pas cette escalade de son côté.

Le message est pour le moins clair et fait effectivement paraître la Chine pour le grand méchant asiatique qui met toute tentative de paix en péril. Selon les dires de l'ambassadeur, il espère que la Chine renouera enfin le dialogue avec les dirigeants japonais et oubliera le "spectre" d'un militarisme vieux de plus de 70 ans.

Le 26 décembre, c'était l'ambassadeur chinois Liu Xiaoming qui critiquait ouvertement Shinzô Abe pour sa visite au Yasukuni. Il déclarait de son côté : "Si le militarisme est comme un Voldemort hantant le Japon, le sanctuaire Yasukuni pourrait s'apparenter à un horcruxe qui représente les parts les plus sombres de l'âme de cette nation."

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