La candidature de Tokyo

lundi 2 septembre 2013 /

Le Japon a développé depuis l'unique fois où le pays a organisé les J.O. d'été en 1964, une véritable passion pour l'olympisme. Les audiences TV y sont très bonnes et les jeux sont l'occasion pour les Japonais de tous s'unir derrière leur drapeau pour soutenir leurs athlètes.

Candidate malheureuse en 2016, et battue par Rio, la capitale japonaise fait figure de favorite face à ses deux adversaires, Madrid et Istanbul en proie à de grosses difficultés financières, politiques ou sociétales. Enfin, rappelons-nous que Paris était quasiment assurée de gagner pour les jeux de 2012, avant que Tony Blair, Premier Ministre britannique de l'époque, fasse une petite tournée dans les chambres des membres indécis du CIO appelés à voter le lendemain matin... Le Japon reste sur trois échecs en ce qui concerne les candidatures à l'élection de le ville hôte des JO d'été. Pour ceux de 1988, Séoul avait été préférée à Nagoya, et en 2008 c'est Pékin qui l'avait emporté face à Osaka. En revanche, le pays a accueilli deux fois les JO d'hiver avec ceux de Sapporo en 1972 et de Nagano en 1998.

La candidature de Tokyo 2020 est extrêmement solide en de nombreux points. Écologique, pour l'image ; économique, pour le CIO ; et populaire, un dernier sondage donnant 92% d'avis positifs parmi la population japonaise.
Quand on sait ce que l'organisation de Tokyo 1964 a apporté comme changements pour la société japonaise, on n'ose imaginer ce que pourrait être Tokyo 2020 pour le Monde entier. Concernant les craintes liées à la situation plus que critique à la centrale nucléaire de Fukushima, le comité japonais répond que Tokyo est sûre. Son eau est saine, et les radiations ne sont pas supérieures à celles relevées à Paris ou Londres...

Bref, vous l'aurez compris, rien n'est gagné avant que Jacques Rogge, Président du Comité International Olympique n'annonce la ville hôte samedi 7 septembre depuis Buenos Aires.

stade-olympique-national-tokyo-2020

Le site officiel
La page wikipedia