Le Thon Libre

Tōkyō rocks

A l'instar de ma partenaire Poopsy, j'aimerais vous parler de ce qu'on peut ressentir en tant qu'étranger au Japon.

Si Poopsy admet avoir souffert d'un "Tōkyō blues", pour ma part, je dirais plutôt que "Tōkyō rocks" !

 

Pour un homme autour de la trentaine déjà habitué aux grandes villes, Tōkyō est une ville extraordinaire.

Ce qui pourrait être une raison du "Tōkyō blues", pourrait aussi bien être une du "Tōkyō rocks". Tōkyō est une ville qui ne dort jamais. Une ville où tout est à découvrir et qui fourmille de petites choses enivrantes. Toutes les deux minutes, nos yeux, notre coeur, notre inconscient est stimulé par une multitude de nouvelles choses.

Oui j'aime les game centers, le karaoke et les AKB48. Mais réduire mon sentiment envers le Japon à ces trois critères serait plus que réducteur, du moins je l'espère !

 

Poopsy nous disait ne pouvoir trouver d'explications à son récent blues. De la même manière, je ne m'explique pas pourquoi je me sens si bien à Tōkyō.

Certes, l'idée de se savoir si loin de son pays d'origine, de vivre une expérience unique et j'espère formatrice peut être une explication suffisante, mais pour autant, je ne sais pas si je l'aurais vécu de la même façon en Chine ou en Australie par exemple.

 

Contrairement à Poopsy, je parle un peu japonais. Du moins je l'apprends. Ce qui me donne l'occasion d'avoir des contacts un tantinet plus poussés avec les locaux. Le simple fait de les voir me comprendre me remplit à chaque fois le coeur de joie. Le hic, c'est qu'à partir du moment où vous commencez à leur parler japonais, ils considèrent que vous le parlez parfaitement et vous enchaînent en parlant très vite. Là, c'est vraiment galère.

 

Ensuite, j'aimerais réagir au premier billet de l'Anguille Enragée sur les Japonaises et leur soi-disant technique de l'araignée. Elle tisserait une toile pour attraper l'homme et le bouffer par la suite.

Je ne pense pas être le mieux placé pour juger de cela, l'intuition féminine me faisant logiquement défaut.

J'ai cependant remarqué à plusieurs occasions, et à mon encontre, des oeillades de plus ou moins jolies filles, des sourires qui veulent dire "tu veux m'inviter à boire un verre au café du coin ?", et mieux encore, des mains posées sur ma cuisse dans le métro, mais sans faire exprès "bien sûr". Des scènes comme celles-ci, il ne m'est arrivé d'en vivre qu'à de très rares reprises en France.

C'est un fait. Au Japon, il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes. Donc si chasse il y a, il s'agit bien d'une chasse à l'homme. Il me semble aussi établi que le mariage est quelque chose de primordial dans la vie d'une femme japonaise. Autant dire que pour certaines, je précise bien pour certaines, qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Pour un homme, qui plus est un homme fiancé ou marié, la Japonaise est le piège ultime. Souvent mignonne, très féminine en dépit de formes peu généreuses, dévouée à son mari, c'est le rêve de tout homme du XXème siècle. Le Japon, c'est la véritable île de la tentation. Il faut être vraiment sûr de la force de son couple avant de tenter cette expérience.

De prime abord, elle semble extrêmement facile à séduire, surtout pour un occidental. Un sourire échangé, un petit mot, et l'affaire est dans le sac. Malheureusement, ou heureusement, mon expérience s'arrête là et je ne saurais vous dire si cette impression est fondée ou non.

Attention toutefois, si les premiers instants d'une relation semblent idylliques, dans certains cas, une fois mariée et mère, vous n'existez plus pour elle. Bien entendu, je grossis le trait, je n'oserai parler d'une majorité, mais ces expériences m'ayant été relatées par plusieurs personnes, j'ai jugé qu'elles pouvaient tout de même représenter une partie des femmes du Japon.

Les Japonaises ne sont pas toutes vénales. J'ose espérer que la majorité d'entre elles sont sincères dans leurs sentiments et que les oeillades qu'elles me lancent quotidiennement sont dues à mon physique attractif... et non pas à mon porte-monnaie ou mon passeport français.

Il est forcément très flatteur pour un étranger de se faire ouvertement draguer de la sorte, et je pense que c'est un élément à prendre en compte dans ma réflexion concernant mon bonheur d'être au Japon...

Mais ne le répétez pas, Poopsy pourrait entendre.

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