Pour gagner, il faut pleurer: La tradition étonnante où les lutteurs de sumo traumatisent gentiment les bébés

Cry baby cry
dimanche 25 avril 2010 / Vincent Ricci

Il est des rituels japonais qui ne traverseront sûrement jamais le détroit de Corée, pas même d'autres mers ou océans. Le Naki Sumo ou Crying Baby Contest en est un. Prenez deux apprentis lutteurs, deux bébés, placez les sur un dohyō (le ring de sumo) et attendez que l'un deux se mettent à pleurer. Honnêtement, je n'ai pas compris qui gagnait. L'enfant qui pleure en premier ou l'autre ? Bien évidemment, tout cela a un sens et un but bien précis. En "sacrifiant" leurs bambins sur l'autel de la tradition, les parents n'espèrent rien d'autre que le voir grandir en bonne santé, robuste et solide comme un sumo.

Et rassurez-vous, les bébés sont à peine chahutés, on est loin du syndrome du bébé secoué.

Cet évènement a lieu tous les ans dans l'enceinte même de l'un des temples les plus populaires de Tōkyō, le Sensō-ji, situé dans le quartier d'Asakusa.