Seoul, Corée du Sud

lundi 15 mars 2010 / Vincent Ricci

Pays : Corée du Sud (République de Corée), 49 millions d'habitants
Capitale : Seoul, 10 millions d'habitants
Langue : Coréen
Monnaie : won
Religions : Christianisme (50%), Bouddhisme (47%)

Comme tout le monde, notre premier contact avec la Corée du Sud se sera fait à l'aéroport d'Incheon. D'emblée, on est frappé par son modernisme. Architecture épurée, high-tech dernier cri, et gare ferroviaire futuriste. Après plus d'une heure de train, on entre dans le coeur de Seoul.

En ce qui nous concerne, nous étions logés en plein centre de la ville, à proximité immédiate des grands temples et des zones commerciales les plus fréquentées.
Cependant, et dès les premières minutes, nous nous sommes rendus compte que Seoul allait vite souffrir de la comparaison avec Tōkyō...

Si Seoul se veut être une ville résolument tournée vers l'avenir, à certains égards, elle semble surtout tournée vers la Chine. Pour sûr, les coréens sont plus proches des Chinois que des Japonais. C'est d'ailleurs ce point là qui nous a le plus tourmenté. Habitués à la discrétion, au calme et à la bonne éducation de nos voisins du pays du soleil levant, ceux du matin calme, comprendre les Coréens, sont d'une manière générale des gens bruyants et peu respectueux des autres. Si je devais recenser le nombre de coups de coude ou de regards tellement insistants qu'ils en deviennent gênants que nous avons reçus, je n'aurais pas assez de quatre chapîtres. Les Coréens ont un rêve. Etre américains. Manque de bol pour eux, ils sont davantage chinois que yankee. Leur maillot de baseball de Los Angeles, leur casquette I ♥ NY ou leur curiosité à notre égard parce que l'on ressemble à des californiens en devient vite pénible.

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Seoul c'est une grande ville coupée en deux par un fleuve de plusieurs centaines de mètres de large. Je ne pourrais malheureument pas la juger objectivement car nous n'avons jamais franchi le pont séparant les deux rives. Notre éxpérience seoulienne s'est cantonnée au centre historique, des ruelles commerçantes archi-bondées de Myeong-dong, aux temples vestiges du feu Royaume de Chosŏn.

Sa richesse, Seoul la tient indéniablement de son patrimoine historique grandiose. Malheureusement, il nous était impossible de tout voir en un week-end. Nous nous sommes donc contenter de visiter les deux plus grands, et plus célèbres Gyeongbok-gung et Changdeok-gung.

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Pour toute personne venant d'Occident, et à plus forte raison du Japon, la Corée du Sud est un pays vraiment accueillant pour vos finances. Comptez autour de 3 euros la course en taxi de 30 minutes, et 30 centimes pour un ticket de metro. Pour ce qui est des restaurants, le donne est à peu près la même. Je dois tout de même avouer qu'il faudra au voyageur une bonne dose de courage pour entrer dans un restaurant local. La cuisine coréenne est EXTREMEMENT relevée. Vous aimez le tabasco et les piments ? Ici ça ne suffit pas. Il faut aimer jouer avec le feu et avoir une confiance aveugle en son estomac.

Résultat, notre expérience culinaire s'est arrêtée aux deux plateaux repas servis dans l'avion Korean Air. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir été sollicités. Des marchands ambulants, il y en a tous les 10 mètres !

Ces fameux plateaux-repas, les voici. De mémoire, je crois que c'est le PIRE repas qu'il m'ait été donné de manger de ma vie ! J'ai bien dit le pire.

De prime abord, l'aspect global de "l'assiette" peut parâitre correct. C'est une fois dans la bouche qu'apparaît le malaise. Pour ce qui est de l'entrée, je ne saurais dire de quoi il s'agit. Cependant je peux affirmer que c'est inmangeable. Le "plat de résistance", c'est une nouvelle variété de poisson unique en Corée, le poisson-flan. C'est comme un Flamby mais au poisson et évidemment très relevé, à transformer sa bouche en cheminée. C'était inmangeable. Quant au dessert, j'ai d'abord cru à une compote. Finalement il s'agissait d'un gelée de fruit à boire. C'était inmangable. Pas de pain ni de beurre. L'eau n'était pas bonne.

Seoul, c'est Pekin avec des airs de Tōkyō. Ce sont des écrans plats géants et tactiles dans le metro, et des chiens errants dans les rues. C'est une culture ancestrale bouffée par un américanisme obsédant.
Seoul, c'est à voir. Une fois. Peut-être pas deux...