Matsuri

Hatsumōde, pour bien commencer l'année

Enfin, les Japonais se remettent au travail !  Après trois jours de festivités post-réveillon, les salarymen ont retrouvé leur bureau et l'austérité qui va avec. Ces trois derniers jours, ils les avaient passés en famille et selon les croyances de chacun, dans les différents temples de la ville pour le Hatsumōde, le terme japonais pour la première visite au temple de l'année. Le Hatsumōde se passe selon un rite bien précis. D'abord une purification à l'encens, puis une prière. S'en suit le premier verre de saké et enfin l'omikuji, sur lequel je reviendrai un peu plus loin dans l'article. Les quatre premiers jours de l'année donc, les temples et autres sanctuaires du pays sont littéralement pris d'assaut et ce quasiment 24 heures sur 24. Bien que l'événement ne revête de nos jours plus particulièrement d'aspect religieux, il est en resté néanmoins un incontournable de la culture des Japonais.

J'ai donc profité de cette ferveur inédite pour me rendre dans l'un des plus connus, si ce n'est le plus connu des temples de la ville, le Sensō-ji. Ce temple bouddhiste situé à l'est du parc d'Ueno, dans le quartier d'Asakusa, est assurément le plus ancien de Tōkyō et pour cause, il aurait été fondé en 628. De nos jours, il est devenu un important site culturel et donc touristique. Des centaines de boutiques de qualité plus ou moins bonne l'encerclent et il est impossible pour tout touriste d'en repartir les mains vides. Aujourd'hui, il y avait bien quelques étrangers ici et là qui se mêlaient à la foule mais rares sont ceux qui osaient franchir la porte du temple pour photographier les gens en train de prier... encore que, j'ai aperçu de l'extérieur certains abrutis faisant semblant de prier à côté de Japonais. Les pauvres gens étaient américains. Pardonnons-leur, c'est dur de ne pas avoir de culture.

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Le quartier du Sensō-ji n'est situé qu'à quelques encablures de la future Sky Tree qui continue de pousser vers le ciel...

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Une des entrées principales du temple est appelée "kaminarimon", la porte du tonnerre...

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Une foule très dense mais alors très disciplinée. Aucun sentiment d'oppression ou de bousculade.

Chacun attend son tour, dans une ambiance très bon-enfant.

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Les Omikuji sont des "prédictions divines" que l'on tire au sort. Au Sensō-ji, pour 100 yen, on secoue un cylindre qui renferme des bâtonnets sur lesquels se trouvent un numéro. A chaque numéro correspond un tiroir. C'est dans ce tiroir que vous pourrez récupérer une feuille et lire votre "avenir." Ici, les omikuji sont traduits en anglais, ce qui peut s'avérer pratique. Il existe quatre types de prédiction. Mauvaise fortune (kyō, 凶), fortune moyenne (shōkichi, 小吉), bonne fortune (kichi, 吉), et une que je n'avais encore jamais reçue jusqu'à ce jour, LA Meilleure fortune (daikichi, 大吉). L'année s'annonce bien ! Si la prédiction que vous avez reçue ne vous plaît pas, alors il vous faudra la plier et l'accrocher sur un fil situé à proximité.

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Mot d'ordre : sécurité pour tous et ambiance détendue.

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Vous commencez à le savoir, au Japon, qui dit festival, dit poulardes, victuailles et odeur de graillon. On y mange absolument de tout et pour pas cher. Ah non, il n'y a pas de sushi ! Mais il y a des pommes de terre au four avec du beurre et du sel, sauf qu'ici, ils ne la passent pas au four, mais quand même, qu'est-ce que c'est bon les patates !

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