Le Edo-Tokyo Open Air Architectural Museum est un lieu (quasi) unique au Japon. Situé à l’extérieur du centre touristique de Tōkyō, dans la commune de Koganei, ce musée à ciel ouvert mérite définitivement le détour. C’est le lieu idéal pour qui veut se plonger dans le Japon de l’ère Edo (1600-1868). Et quand je dis plonger, j’insiste sur ce point. On peut entrer dans toutes les maisons, à condition d’enlever ses chaussures (!), s’asseoir sur les tatamis, monter dans les étages, et discuter avec toute une équipe de volontaires sur la construction et le quotidien de ces habitats. On a presque l’impression de visiter des maisons à vendre, et pour sûr dans certaines d’entre elles, on se verrait bien y vivre.
Le but de ce musée est simple. Préserver le patrimoine architectural de cette époque mis à mal par les incendies, tremblements de terre et autres expansions démographiques du XX° siècle. Dans ce parc de 7 hectares, c’est donc depuis 1993, que des bâtiments ont été reconstruits à l’identique voire même pour certains, purement et simplement déplacés depuis leur lieu d’origine.
L’entrée du « musée » se situe au milieu d’un grand parc. Il n’y a quasiment pas de touristes étrangers et de ce fait, nous avons été accueillis par de grands sourires.
Toilettes intérieures, « salle de bains » et entrée spéciale pour les invités (shikidai) laissent supposer que cette maison de samuraï était bien une maison de prestige.


Toutes les maisons à toits de chaume doivent faire face à des invasions d’insecte. Une seule façon de les faire fuir, faire du feu tous les jours, été comme hiver. La fumée dégagée les asphyxient et nous avec. Passées 15h30, le feu est éteint et la personne chargée de le faire appose sa main sur les cendres. Sur les photos en-dessous, il s’agit évidemment d’un feu dédié à la préparation du thé, que l’on peut partager puis déguster gratuitement avec les volontaires du musée.
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Des volontaires-artisans reproduisent les mêmes gestes qu’autrefois pour tisser des sandales.
Cette maison était celle de la famille de fermiers Tsunashima. Elle date du milieu de la période Edo (vers 1740).

Cette maison est assez récente car construite en 1952 mais certaines de ses pièces sont plus anciennes. Elle est immense.
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Les intérieurs de certaines maisons, recouverts de moquette rouge sont tout simplement sublimes A noter qu’en dépit de grands volumes et la température extérieure ce jour ne dépassant guère les 14 degrés, les maisons restent pour la plupart chaudes et ce même avec les fenêtres ouvertes.


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Non, nous ne sommes pas en Californie, mais en banlieue de Tōkyō, à Den-en-chōfu précisément. Cette maison qui date de 1925 est construite selon le modèle occidental, ce qui était très rare à cette époque.

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En plus de ces habitations, le musée abrite son propre « centre-ville » avec ses boutiques d’autrefois.
Evidemment on peut entrer dans chacune d’entre elles et même pénétrer dans le logement de fonction situé dans l’arrière-boutique.
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Le fleuriste et le magasins d’ombrelles ainsi que leur habitation sont magnifiques.


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Un authentique magasins de pinceaux, encres et papiers. Tout ce qu’il faut pour faire de la calligraphie.
Un petit restaurant de udon (nouilles) proposent des spécialités à petit prix. Voici le chikara udon (力うどん), le plat qui donne de la force. Des pâtes, du riz et de la pâte de riz !
Les bains publics, le centre « névralgique » du village.
Un compartiment pour les hommes, un autre pour les femmes cela va de soi.

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La maison du tailleur construite vers 1870.
L’incontournable bar datant de 1856.
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Ce poste de police (Kōban) date de la fin du XIXème siècle et a été transporté en une pièce depuis son lieu d’origine au centre de Tōkyō.


La maison de la famille Tenmyo est imposante, comme l’était d’ailleurs cette famille à l’époque Edo, notamment dans le village d’Unoki (aujourd’hui Ōta, à Tōkyō) qu’elle administrait.
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Et enfin une petite maison de 1942 construite par l’architecte Kunio Maekawa pour lui-même. Elégant, sobre, de beaux volumes, pas de vis-à-vis, un prix d’appel un peu élevé, mais définitivement un produit de qualité à visiter rapidement…

Ce Edo-Tokyo Open Air Architectural Museum, à défaut d’avoir un nom facile, est mon coup-de-coeur de ces dernières semaines. Peu connu des touristes (ça c’est appréciable), peu fréquenté aussi (du moins en semaine), peu cher (400 yens : environ 3,50 euros), je vous le recommande vivement si vous avez la possibilité de vous y rendre. Un lieu si enchanteur qu’Hayao Miyazaki lui-même y aurait puisé son inspiration pour la réalisation du Voyage de Chihiro…


































SoKeA a écrit 27 octobre 2010
Magnifique, encore une étape incontournable d’un imminent very good trip à Tokyo… on s’y croirait sauf pour les toilettes peut-être et la rame de bus (métro,tram ?) qui ne semblent pas à leur place, tu ne crois pas ?
Hiroshi a écrit 28 octobre 2010
Un article comme je les aime !
Ca donne vraiment envie d’y aller.
Il n’y a pas de problème à aller dans ce musée si on ne parle pas couramment le japonais ?
Je dois organiser mon voyage et je trouve plein de bonnes idées ici !
Merci pour ces photos, n’hésite pas à faire plein de voyages comme celui-ci et nous les partager !
Vincent a écrit 28 octobre 2010
@Hiroshi : Moi-même je suis loin de parler couramment japonais !
Les brochures sont en anglais et certains volontaires le parlent aussi un peu, voire pour certains très bien. Quand j’ai dit à l’un deux que j’étais français, il m’ont répondu « Merci beaucoup »
Non vraiment, tu peux y aller sans risque !
Ishiru a écrit 28 octobre 2010
C’est beau
bb a écrit 28 octobre 2010
vraiment belles les photos de ces lieux tout aussi magnifiques.
Niwatori a écrit 30 octobre 2010
Superbe article, et quel endroit passionnant! j’enrage de ne pas y être allé lorsque j’ai passé 3 semaines dans la capitale début septembre… Mais je remonte à Tôkyô le week end prochain… je me demande si je vais pas faire une escale…
En tout cas merci de toutes ces images!
micky2be a écrit 2 novembre 2010
Magnifique découverte
Aizen a écrit 10 novembre 2010
C’est fou de trouver un endroit aussi beau, apaisant et qui plus est aussi harmonieux architecturalement dans son ensemble. Alors biensûr c’est un musée, cette cohérence est volontaire, fabriquée me diras-tu, et c’est normal; mais c’est quand même impressionnant de lire que l’on peut entrer dans chacune des maisons, ou que les boutiques vendent de réelles marchandises d’antan…
ça me fait rêver d’un Japon que j’aurai tant aimé connaitre…
tes photos sont juste magnifiques!…
La prochaine fois que je retourne au Japon, je crois que je vais me laisser tenter par ce lieu magique! Merci pour cette visite guidée: tu le fais très bien et ça donne envie…:036
PS: Est ce qu’on peut comparer ce lieu à Eiga Mura?
Bluemyr a écrit 27 novembre 2010
De quoi faire un beau livre sur ce thème passionnant de l’espace intérieur japonais traditionnel, avec toutes ces photos
:smill2 .
kyoko a écrit 16 mai 2011
Si je vais au Japon, c’est sur que je vais visité ce lieu magnifique !!!
paulo-chon a écrit 29 juillet 2011
Très sympa effectivement, ce musée dans lequel tu peux acheter des ancres même si ça doit être un peu lourd et encombrant dans le métro du retour
, ça serait pas plutôt de l’encre avec les pinceaux et le papier (début du dernier tiers de l’article, à peu près
)